Clémence Calvin et l’AFLD maintiennent leur version devant le Conseil d’Etat

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On recommence. La marathonienne Clémence Calvin, suspendue pour un refus de contrôle qu’elle réfute, et l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), ont de nouveau opposé des versions diamétralement opposées, lors d’une audience mardi au Conseil d’Etat.

Que s’est-il passé le 27 mars à Marrakech, quand trois agents missionnés par l’AFLD, dont son directeur des contrôles, Damien Ressiot, ont abordé la Française ? « C’était pas du tout, pour moi, un contrôle. A aucun moment » ils n’ont présenté « ni carte, ni papiers », a réaffirmé Clémence Calvin devant le juge des référés.

La marathonienne soutient toujours que les contrôleurs se sont présentés dans la rue comme des policiers français, l’ont saisie sans ménagement, l’un d’eux lui tapant même le bras, ce qui aurait fait tomber son enfant.

Une nouvelle fois, l’un des trois contrôleurs, le Dr Olivier Grondin, a calmement mais fermement réfuté cette version. Seule avec son enfant, la coureuse aurait demandé à pouvoir rejoindre son compagnon et entraîneur, Samir Dahmani, dans une salle de sport, où elle aurait pris la fuite. Pour cette soustraction à un contrôle antidopage, elle encourt jusqu’à 4 ans de suspension.

Clémence Calvin avait déposé plainte au Maroc pour « violences et menaces ». Les agents antidopage ont répliqué la semaine dernière par une plainte en dénonciation calomnieuse, l’AFLD y ajoutant une procédure pour qu’elle soit jugée en diffamation.

Le 28 avril, un reportage diffusé sur Stade 2 montrait le témoignage anonyme du gérant de la salle de sport assurant que Calvin et les contrôleurs y étaient bien passés, ce qui accrédite la version de l’AFLD.

Devant le Conseil d’Etat, les avocats de la vice-championne d’Europe du marathon 2018 ont demandé la levée de la suspension provisoire ordonnée par la présidente de l’AFLD, le 25 avril. Le juge des référés a annoncé qu’il rendrait son ordonnance « en fin de semaine ».

La Française avait obtenu gain de cause une première fois. Le Conseil d’Etat avait décidé le 12 avril de lever sa suspension, jugeant que l’AFLD n’avait pas respecté la procédure contradictoire. Ce rebondissement avait permis à Calvin de courir le marathon de Paris deux jours plus tard, où elle avait établi un nouveau record de France (2 h 23 min 41 sec), un temps non homologué à cause de la procédure disciplinaire.

Par la suite, l’AFLD avait convoqué l’athlète avant de lui signifier une nouvelle suspension provisoire.

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