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Les écologistes scellent leur rassemblement à Ivry-sur-Seine

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Yannick Jadot (EELV), Delphine Batho (Génération écologie), Antoine Waechter (MEI), et François Darmeval (Cap 21), ont scellé lundi leur alliance en vue des municipales et de la présidentielle lors d’un déplacement à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

A leurs côtés se trouvaient également Jean-Marc Governatori (AEI) et François Bechieau (Mdp), ainsi que la candidate EELV à Ivry, Sabrina Sebaihi, qui a rappelé que les écologistes étaient arrivés en tête le 26 mai dans cette ville populaire limitrophe de Paris (20,4% des voix).

Les six partis, répartis sur deux listes aux européennes, ont rendu public un texte où ils appellent « au rassemblement de toutes les forces écologistes qui veulent gouverner », et évoquent la « naissance à terme d’une nouvelle organisation collective ».

« Nous voulons préparer la conquête et l’exercice du pouvoir par un mouvement démocratique en rupture avec les anciens clivages partisans à l’égard desquels nous affirmons notre indépendance », écrivent-ils.

« L’idée, c’est d’afficher la détermination des écologistes à combattre ensemble et à partir ensemble à la conquête du maximum de municipalités, sur la base d’une ligne écolo écolo écolo. Nous voulons transformer la vie quotidienne de nos concitoyens », a expliqué M. Jadot, dont la liste a obtenu 13,5% des voix aux européennes.

La députée Delphine Batho, qui a soutenu la liste Urgence écologie (1,8%), a salué « un évènement politique important dans l’histoire de l’écologie politique en France ».

« Il y a une nouvelle espérance qui est en train de se lever en France et en Europe autour de l’écologie. Le rassemblement d’aujourd’hui (…) est important pour faire grandir cette espérance d’abord aux élections municipales (…) et ensuite pour le dire clairement pour préparer 2022 », a-t-elle souligné.

« Pendant toutes ces années nous avons placé la barre trop bas. Cette barre, elle consistait pour l’essentiel à créer un rapport de force pour que nos idées soient portées par le pouvoir en place ou éventuellement à s’introduire au pouvoir, mais on a bien vu que ça ne donnait pas grand-chose (…) Il n’y aura pas de politique écologiste sérieuse sans que les écologistes aient le pouvoir », a renchéri Antoine Waechter, chantre dans les années 1980 d’une écologie « ni de gauche ni de droite ».

Interrogé sur sa stratégie aux municipales, M. Jadot a redit sa volonté d’être « pragmatique ». « Le premier tour c’est l’écologie. Au second tour (…) on verra qui se réunit autour de nous », a-t-il répondu.

Sans doute pour tempérer les critiques de ceux qui l’accusent de pencher trop à droite, le député européen a eu un mot aimable pour le chef de file des Insoumis. « Il ne vous a pas échappé que j’ai quelques divergences avec Jean-Luc Mélenchon, mais je reconnais quand même que c’est quelqu’un de talent », a-t-il glissé.

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