Un allié proche du président français Emmanuel Macron fait actuellement l’objet d’une enquête pour des accusations d’inconduite financière liée à des transactions immobilières.
Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale française, aurait profité indûment des accords commerciaux conclus il y a sept ans.
M. Ferrand nie tout acte répréhensible.
L’affaire pourrait remettre en question la promesse du président Macron d’assainir la politique, bien que de nombreuses enquêtes soient abandonnées avant d’être traduites en justice.
M. Ferrand, membre éminent de l’équipe de campagne présidentielle de M. Macron en 2017, est une figure importante de la politique française.
En tant que président de l’Assemblée nationale, il occupe le quatrième rang dans la hiérarchie étatique en vertu de la constitution française.
M. Ferrand aurait utilisé sa position de chef d’une compagnie d’assurance maladie pour aider sa partenaire, Sandrine Doucen, à conclure un marché immobilier lucratif en 2012.
Il aurait aidé Mme Doucen à acquérir une propriété en sachant que sa société, un fonds breton nommé Mutuelles de Bretagne, avait l’intention de louer des bureaux. Elle aurait fait une grosse somme grâce à cet accord.
Les accusations, apparues pour la première fois en 2017, ont contraint M. Ferrand à démissionner de son poste de ministre du gouvernement dans le cabinet de M. Macron.
Les accusations d’inconduite présumée ont par la suite été abandonnées après qu’un tribunal en Bretagne eut statué que rien ne justifiait des poursuites, permettant ainsi à M. Ferrand de revenir à la vie politique.
Mais jeudi, les procureurs ont annoncé qu’ils allaient de l’avant et ont accusé M. Ferrand de conflit d’intérêts.
A la suite de cette nouvelle, M. Ferrand a déclaré qu’il resterait à son poste de député pendant l’enquête et qu’aucun élément nouveau n’avait été produit dans ce qu’il a décrit comme une affaire dans laquelle « il n’y a ni préjudice ni victime ».
Le président Macron a déclaré par la suite que M. Ferrand avait toujours « toute ma confiance ».
La popularité du président français a été volatile depuis son entrée en fonction en 2017.
M. Macron a été contraint d’abandonner ses projets politiques face aux violentes manifestations de rue des « gilets jaunes » et est devenu une cible pour les politiciens nationalistes de toute l’Europe.
