Le soulèvement en Iran va sonner le glas du pouvoir despotique des mollahs

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Après la vague de soulèvements en Irak et au Liban contre les ambitions hégémoniques du régime iranien, c’est au tour de la population iranienne de s’insurger à nouveau contre la politique destructrice des mollahs enturbannés qui gouvernent le pays depuis 40 ans. En effet, le 15 septembre, une nouvelle vague d’insurrections a commencé en Iran et s’est très rapidement répandue dans 187 villes sur l’ensemble du pays.

L’élément déclencheur de ces nouvelles manifestations est la hausse des prix des produits pétroliers. Comme en 2017, ces manifestations prennent leur source dans la cherté de la vie et la précarité dans laquelle végète le noble peuple iranien. Mais très vite, les revendications économiques se sont en muées en revendications politique d’un peuple excédé, conduit par les Unités de résistance, qui exige le renversement du pouvoir théocratique.

Face à ces exigences légitime d’une population qui vit majoritairement en dessous du seuil de pauvreté, les mollahs opposent une répression sanglante, des menaces ouvertes et la peine de mort. Au 1er décembre, on estime à 600 le nombre de manifestants froidement massacrées par les forces répressives du régime, les agents du ministère du Renseignement (VEVAK) et les Gardiens de la révolution. Plus de 4000 autres ont été blessés et plus de 10 000 arrêtés.

Au lieu de faire face aux besoins de son peuple, les mollahs au pouvoir en Iran préfèrent investir dans l’exportation du terrorisme, l’ingérence dans les affaires des pays de la région et la répression pour dissimuler ses crimes crapuleux. Le régime n’en est d’ailleurs pas à ses balbutiements en termes de répression et de violence contre le peuple. Rien qu’à l’été 1988, plus de 30 000 prisonniers politiques ont été massacré suite à des procès extra-judiciaires et totalement iniques. Ils étaient pour la plupart des membres de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI), la seule alternative démocratique véritable à la dictature des mollahs.

Dans un message publié aujourd’hui, Mme. Maryam Rajavi, la dirigeante de la résistance iranienne a déclaré : « Le soulèvement de novembre a montré que le régime n’a pas la capacité de contenir le torrent impétueux des protestations et de la colère de la nation, et que la société iranienne ne retournera pas au calme. La situation ne reviendra plus en arrière ».

Cette fois encore, les mollahs à divers niveaux, promettent le sang et la mort au peuple iranien et à ses Unités de résistance. Ahmad Khatami, imam de la prière du vendredi à Téhéran, a notamment exhorté à l’application de la peine capitale contre les plus de 10 000 manifestants arrêtés qu’il accuse d’ « inimitié contre Dieu ».

Ebrahim Raïssi, chef du pouvoir judiciaire du régime et membre actif de la sinistre commission de la mort de Téhéran qui a décidé de l’exécution des 30 000 prisonniers politiques en 1988, a déclaré le 22 novembre : « Quiconque causera de l’insécurité et des dommages aux bien publics sera traité avec la plus grande sévérité. »

Selon Human Rights Watch, Mohammadnabi Moussavi, représentant du bureau du Guide Suprême au Khouzistan, a déclaré le 23 novembre à l’agence de presse officielle IRNA : « Les émeutiers qui ont utilisé la hausse du prix du carburant pour descendre dans la rue et endommager les biens publics étaient formés par des étrangers et… devaient être exécutés. »

Face à autant de violences et de pression contre le peuple iranien, la Résistance iranienne appelle la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains ainsi que les instances de l’ONU à dépêcher des missions d’enquête en Iran pour évaluer l’ampleur du crime, et à soutenir le peuple dans sa lutte pour le renversement de la théocratie.

Dans cet esprit, il est organisé ce 2 décembre à Paris, Place du Trocadéro, une manifestation soutenue notamment par Le Comité parlementaire pour un Iran démocratique (CPID), le Comité des Maires de France pour un Iran démocratique, la Fondation Danielle Mitterrand-France Libertés, le Comité de soutien aux Droits de l’homme en Iran (CSDHI), l’association Amitié Franco-iranienne, l’Association des femmes iraniennes en France et le Comité français pour un Iran démocratique (CFID). Il est tant de mettre un terme au pouvoir théocratique médiéval et d’imposer une reddition des comptes aux bouchers quant à leurs nombreux crimes crapuleux depuis la quarantaine d’années qu’ils sont au pouvoir.

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