Affaire Kulik: Willy Bardon « réveillé », il fait appel du verdict

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Willy Bardon, qui s’est réveillé lundi à l’hôpital trois jours après avoir ingurgité un pesticide suite à sa condamnation à trente ans de réclusion criminelle dans l’affaire Kulik, a fait appel du verdict, a-t-on appris auprès de son avocat.Condamné vendredi soir à 30 ans de réclusion criminelle pour l’enlèvement, la séquestration suivis de mort et le viol d’Elodie Kulik en janvier 2002 près de Tertry (Somme), Willy Bardon avait immédiatement tenté de mettre fin à ses jours, ingurgitant dans la salle d’audience du Témik dans une forme s’apparentant selon le procureur à une petite « gélule ». »Il est désormais réveillé et son état de santé n’inspire plus d’inquiétude aux médecins, qui n’ont par ailleurs pas détecté l’existence de séquelles », avait déclaré lundi matin à l’AFP Alexandre de Bosschère, procureur de la République d’Amiens. »Nous avons fait appel » du verdict prononcé par la cour d’assises de la Somme, a indiqué lundi soir à l’AFP Stéphane Daquo, l’un des avocats de Willy Bardon, confirmant une information du Courrier Picard. L’avocat entend également demander, avant le 24 décembre, le « dépaysement du dossier » hors de la Picardie. »Je ne comprends pas les éléments (…) qui ont emmené à condamner cet homme », avait déjà réagi l’avocat vendredi soir, estimant qu’en Picardie, où l’affaire a été très médiatisée depuis le meurtre de la jeune directrice d’agence bancaire, « l’émotion a pris le pas sur le reste et n’a pas permis un jugement serein ».Lundi soir, Willy Bardon était toujours à l’hôpital, sous surveillance policière. Une enquête ouverte par le parquet doit notamment déterminer comment il s’est procuré du Témik, pesticide très dangereux et « extrêmement réglementé en France et en Europe » ; et « si c’est un acte qui avait été prémédité, organisé et de quelle manière ».Juste avant le verdict vendredi, la police avait installé M. Bardon dans le box des accusés et réalisé par précaution « une fouille très minutieuse », visant à « retrouver d’éventuels objets dangereux ». Mais ils n’avaient « malheureusement pas vu » cette « gélule de très petite taille », selon M. de Bosschère, qui précise que « légalement la fouille n’est pas un acte obligatoire » quand l’accusé comparait libre, ce qui était le cas de Willy Bardon.

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