La Sierra-Léone laisse partir un opposant au président libérien Weah

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Les autorités de la Sierra-Léone ont indiqué jeudi avoir relâché un virulent détracteur du président du Liberia George Weah qu’elles retenaient à la demande des autorités libériennes en raison d’investigations en cours contre lui.

Henry Costa a quitté la Sierra-Léone jeudi pour les Etats-Unis, où il vit une grande partie du temps, a-t-il dit à l’AFP.

Un tel départ pose la question des conditions d’un éventuel retour au Liberia pour celui qui est l’un des porte-voix les plus bruyants de la contestation anti-Weah.

M. Costa est l’animateur d’une émission de radio populaire au Liberia. Il est l’un des principaux instigateurs de manifestations anti-Weah, dont la dernière a été dispersée par la force le 6 janvier. Les autorités ont fermé sa radio en octobre.

Les autorités sierra-léonaises ont arrêté M. Costa mardi soir à l’aéroport de Freetown à la demande de celles du Liberia, selon les médias des deux pays. M. Costa a confirmé être retenu dans de bonnes conditions, mais sans autre précision. Les autorités des deux pays ont fourni très peu de détails sur l’affaire.

M. Costa fait l’objet d’investigations de la part des autorités libériennes qui disent soupçonner que ses documents de voyage sont falsifiés. Il devait se présenter mercredi aux autorités libériennes. Mais il a pris entre-temps le chemin de la Sierra-Léone et conteste l’enquête le visant.

Le ministre sierra-léonais de l’Information Mohamed Rahman Swaray a fait état jeudi sur la radio Democracy 98.1 d’une « demande de nos homologues au Liberia d’enquêter sur lui, et c’est ce que nous avons fait ».

« Une brève enquête a convaincu le gouvernement qu’il pouvait partir », a-t-il ajouté.

M. Costa s’est dit « immensément reconnaissant envers les gens de la Sierra-Léone pour leur professionnalisme et leur attachement aux droits humains et aux libertés civiles ». Via les réseaux sociaux, il s’est dit « très triste pour (son) pays, qui retourne à grande vitesse aux jours sombres de la dictature ».

M. Weah, l’ancienne star du foot, peine à tenir les promesses de résorption de la pauvreté et de lutte contre la corruption qui ont contribué à son élection à la tête du Liberia il y a bientôt deux ans.

Le Liberia, hanté par une guerre civile qui a fait quelque 250.000 morts de 1989 à 2003, et éprouvé par le virus Ebola (2014-2016), se débat avec l’inflation et la dévaluation de sa monnaie.

M. Weah invoque la lourdeur de la situation dont il a hérité.

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