Afrique

début de la campagne pour l’élection présidentielle

La campagne électorale a démarré jeudi au Togo en vue de la présidentielle du 22 février, qui opposera le président sortant Faure Gnassingbé, candidat à un quatrième mandat, à six autres postulants, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des affiches géantes du chef de l’Etat et de l’historique chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), étaient visibles dans le centre ville et les grands axes de la capitale, proclamant: « Jean Pierre Fabre, la force du courage et de la détermination », ou « Croire en notre futur, Allons-y Faure ».

Mercredi soir, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Tchambakou Ayassor, a notamment rappelé que « sont interdits: les dons et libéralité en argent ou en nature à des fins de propagande pour influencer ou tenter d’influencer le vote » pour ce scrutin à deux tours.

Le ministre de la sécurité, le général Yark Damehame, a quant à lui mis en garde les éventuels fauteurs de trouble, alors que le pays a été secoué par de nombreuses manifestations populaires réclamant une alternance politique depuis trois ans.

« Ceux qui ont décidé de ne pas prendre part à ces élections ont leurs raisons. Il faut qu’ils laissent les autres manifester leur désir de participer à ce scrutin. La loi de la république (…) frappera de la manière qu’il faut, car nous avons besoin de la paix dans notre pays », a-t-il martelé. Une partie de l’opposition a l’intention de boycotter le scrutin.

La campagne prendra fin le 20 février et environ 10.000 gendarmes et policiers seront déployés à travers le pays pour assurer la sécurité du scrutin.

L’actuel chef de l’Etat est au pouvoir depuis 2005, après avoir succédé à son père Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant 38 ans. Il a été réélu en 2010 et en 2015 au cours de scrutins contestés.

Une révision constitutionnelle adoptée en mai 2019, lui permet non seulement de se représenter à cette présidentielle et à celle de 2025, mais aussi de bénéficier d’une immunité à vie « pour les actes posés pendant les mandats présidentiels ».

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