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élèves, enseignants et parents face à une situation inédite

Jour J pour la fermeture des écoles : élèves, parents et enseignants sont entrés en terrain inconnu depuis ce lundi et devront organiser des cours à la maison pour éviter la propagation du coronavirus. Mais pour beaucoup, c’est encore « le grand flou ».

Jules, 9 ans, s’est levé à 7H30 en lançant: « Je suis en pleine forme, je suis prêt pour travailler ». Depuis, « il demande toutes les dix minutes s’il y a un message de la maîtresse », raconte sa mère, qui espère que sa motivation ne va pas s’émousser.

Les écoles et bâtiments publics resteront « ouverts » lundi avec des « équipes éducatives présentes », a indiqué dimanche le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer. Cela permettra notamment d’informer les familles et d’accueillir les enfants de personnels soignants (sauf les lycéens), dans des « petites classes de « 8 à 10 élèves ».

Camille Fontaine, praticienne psychiatre à Bron, près de Lyon, a eu confirmation que ses enfants, en CE1 et CM1, seraient accueillis dès lundi toute la journée dans leur école, « avec un repas froid inclus ». « Malheureusement ça pourrait bien évoluer si les mesures de confinement se durcissent », craint-elle.

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Après avoir entretenu une certaine confusion sur les consignes données aux 850.000 enseignants français, M. Blanquer a assuré dimanche que « dans la quasi-totalité des cas, les professeurs qui seront présents lundi le seront parce qu’ils le veulent bien, sur la base du volontariat ».

Dans une lettre adressée aux recteurs, il a ensuite précisé que « seuls les personnels absolument nécessaires seront présents » dans les écoles.

« Ils et elles le feront avec les moyens du bord », a prévenu dimanche le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire.

Les familles auront à leur disposition les ressources du Centre national d’enseignement à distance (Cned): des exercices en ligne adaptés aux programmes et, dans certains cas, une « classe virtuelle » où le professeur peut faire cours à ses élèves par visioconférence.

Lundi matin, le ministère avait enregistré environ plus d’un million de connexions sur les plateformes: « c’est beaucoup mais c’est encore peu », a dit Jean-Michel Blanquer sur RTL.

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– Prêt de tablettes –

Les enseignants pourront aussi utiliser les espaces numériques de travail auxquels ils sont habitués pour y déposer des cours ou documents de travail.

« Je mettrai chaque jour en ligne des fiches de travail, des textes à lire, des documents PDF », prévoit Rémi, enseignant en CE1 dans une école du Xe arrondissement de Paris. « Mais tous les élèves de ma classe n’ont pas d’ordinateur, comment faire pour eux ? »

Jean-Michel Blanquer a précisé que cela concernait environ « 5% des enfants ». « Nous prêtons des tablettes, du matériel informatique dès que c’est possible », a-t-il dit.

« Vendredi, j’ai demandé aux parents de mes élèves de passer à l’école lundi pour que je leur laisse du travail pour la semaine », explique Laetitia, professeure en maternelle dans le XVIIIe arrondiseement de Paris. Pour la suite, « c’est le grand flou, tout le monde navigue un peu à vue ».

Les parents, eux, vont devoir s’improviser professeurs du jour au lendemain. « On a discuté avec les enfants pour bien leur expliquer comment tout cela allait se dérouler en espérant qu’ils feront preuve d’autonomie et de compréhension », espère Nicolas, 43 ans, ingénieur au Vésinet (Yvelines).

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« Mathilde, en CE2, va recevoir des devoirs sur le site de l’école, nous avons reçu des identifiants pour nous connecter », explique Leïla Azizi, agent de greffe au tribunal administratif de Besançon. « Pour pour mon fils Pierre, en CM2, nous n’avons rien pour l’instant », indique-t-elle, constatant que « les consignes diffèrent beaucoup d’un enseignant à l’autre ».

Pour les lycéens, la pression est un peu plus forte: « on va devoir travailler seul, il va falloir être super rigoureux », affirme Juliette, en Première au Chesnay, dans les Yvelines. Elle a prévu de rejoindre quelques amis sur snapchat, « pour recréer une ambiance de travail ».

Le ministre de l’Education n’a pas exclu lundi que l’école à la maison puisse durer longtemps, y compris jusqu’à la fin de l’année scolaire: « nous travaillons aussi sur ce scénario ».

burs-ito/epe/cb

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