Monde

Arrivée à l’âge de 3 ans, la trentenaire sera expulsée

Suisse

Une jeune femme ayant assassiné la maîtresse de son fiancé avant de brûler son corps alors qu’elle en était enceinte, n’obtient pas la clémence des juges de Mon-Repos.

Keystone

Une Péruvienne, condamnée à 20 ans de réclusion en 2013 pour l’assassinat d’une jeune femme, sera renvoyée de Suisse à sa sortie de prison dans un an. Le Tribunal fédéral rejette son recours contre la mesure prononcée par les autorités genevoises.

Avec son compagnon, la recourante avait assassiné en 2007 une jeune femme enceinte des oeuvres de monsieur. Le couple avait ensuite brûlé et enterré le corps dans une forêt du canton de Fribourg.

En 2018, les autorités genevoises ont révoqué l’autorisation de séjour de cette femme arrivée en 1983 en Suisse, à l’âge de trois ans. Elles ont prononcé son renvoi dès sa sortie de prison qui devrait intervenir en mars 2021, lorsque la condamnée aura purgé les deux tiers de sa peine.

Faute «exceptionnellement grave»

La condamnée invoque une violation du principe de proportionnalité. Le Tribunal fédéral, dans un arrêt publié ce vendredi, rappelle que l’assassinat est une infraction pour laquelle il se montre particulièrement intransigeant.

A l’époque, la faute avait été qualifiée «d’exceptionnellement grave» par les autorités pénales. En outre, la recourante avait déjà été lourdement condamnée par le passé, rappelle la 2e Cour de droit public.

Avec les autorités genevoises, le Tribunal fédéral retient qu’un risque de récidive, même faible, ne peut pas être exclu après la remise en liberté. Si la recourante est arrivée très jeune en Suisse, elle ne peut pas non plus se prévaloir d’une intégration réussie.

Les juges fédéraux relèvent tout de même que la femme entretient une relation étroite avec son fils âgé de 14 ans aujourd’hui. Si cette relation est protégée par la Convention européenne des droits de l’homme, le crime commis est tel que l’exception d’une atteinte grave à l’ordre public peut être retenue. Dans ces conditions, le renvoi s’impose même si l’intégration de la recourante au Pérou sera indéniablement problématique.

(arrêt 2C_100/2020 du 14 avril 2020) (nxp/ats)

(ats)

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