Un général des pasdaran nommé président du parlement  

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La nomination du général des pasdarans, Mohammad Baqer Qalibaf, l’ancien maire de Téhéran à la tête du pouvoir législatif Hier, est une nouvelle étape vers une plus grande contraction du système de gouvernement

Dans la crainte d’un autre soulèvement et pour contrer les révoltes populaires, le guide suprême iranien, Ali Khamenei avait appelé le 17 mai pour former un gouvernement Hezbollahi (engagé à respecter les valeurs du Hezbollah): « je crois en un gouvernement jeune qui s’engage à respecter les valeurs du Hezbollah [le fascisme religieux] et qui peut guider le pays à travers des difficultés (…) Par jeune, je ne veux pas dire simplement avoir quelqu’un de 32 ans à la tête du gouvernement. Non, certains sont jeunes dans le même sens, même dans leur vieillesse, comme Qassem Soleimani auquel je pense jour et nuit » a-t-il déclaré.

Pour arriver à ce but, dans une première étape, Ali Khamenei a purgé les candidats des factions rivales et d’organiser un simulacre d’élections truquées en 21 Février 2020 pour former un parlement, dominé par les pasdarans, qui est l’autre face indispensable d’un gouvernement Hezbollahi.

Maryam Radjavi, la dirigeante de la Résistance iranienne (CNRI), a qualifié « la nomination de Qalibaf par Khamenei à la tête du pouvoir législatif « une nouvelle étape vers une plus grande contraction du système de gouvernement dans la phase terminale de ce régime ». Avant ajouter que « le général des pasdarans Mohammad Baqer Qalibaf, nouveau président du Parlement du régime, fait partie des principaux responsables de la répression et du bellicisme, et s’est livré à des vols et des pillages au sein du régime clérical ».

En 1983, pendant la guerre avec l’Irak, Qalibaf a été nommé commandant de la 5e division Nasr et a envoyé des milliers d’enfants et d’écoliers sur les champs de mines.

En 1994, il a été commandement adjoint de la milice du Bassidj des pasdarans et a mis en place un service de renseignement du Bassij pour arrêter et réprimer l’opposition. En 1997, Khamenei l’a nommé commandant de l’armée de l’air. En cette qualité, il a développé les unités de missiles des pasdarans de trois à cinq brigades.

En juillet 1999, bien que commandant de l’armée de l’air des pasdarans, il a personnellement participé à la répression des protestations étudiantes. En 2013, candidat à la présidentielle, il a déclaré à ce sujet : « lors des événements de 1999 dans les dortoirs des universités, M. Soleimani (le commandant des pasdarans Qassem Soleimani) et moi-même avons écrit cette lettre (au président).

Lorsque les étudiants ont commencé à marcher vers le bureau de Khamenei, je commandais les forces aériennes des pasdarans. On peut voir ma photo sur une moto avec un gros bâton. J’étais avec Hossein Khaleqi avec qui nous étions dans la rue pour réprimer les manifestants. Chaque fois que c’était nécessaire, nous descendions dans la rue pour donner des coups de bâtons. »

« Nous sommes de ceux qui ont manié le bâton. C’est un honneur qu’en 1980, nous ayons manié le bâton contre Massoud Radjavi (le leader de la Résistance iranienne). Nous avons affronté ses partisans dans les rues et les universités. Nous étions les hommes du martyr (Mohammad Hossein) Behechti. Depuis lors, nous avons manié nos bâtons quand nécessaire. Je ne me suis pas dit que j’étais le commandant de l’armée de l’air et que je ne devais pas être dans la rue, qu’en tant que commandant, je n’aurais pas dû être dans la rue. »

En 2005, Qalibaf est devenu maire de Téhéran et pendant les 12 années suivantes, il a participé à des vols et des pillages et a notamment offert des propriétés de la municipalité de Téhéran aux apparatchiks du régime à des prix réduits. Pendant la même période, le plan de ségrégation sexuelle a été mis en œuvre dans les municipalités.

Le 12 juillet 2017, citant une « lettre du Bureau de l’inspection générale du pays », le quotidien officiel Iran écrivait : « La municipalité de Téhéran a été accusée de corruption, de détournement de fonds, de fraude et d’abus de biens publics pour un montant de 22 000 milliards de tomans (…) Selon cette lettre, la municipalité de Téhéran avait cédé des parcelles de terrain dans la partie nord de Téhéran avec une remise de 50% à certains de ses dirigeants, des membres du conseil municipal, un député, un responsable des FSE et plusieurs responsables de la sécurité. La lettre du Bureau de l’Inspection générale du pays indiquait que ces terrains étaient vendus à un prix très bas (irréaliste) et avec une remise significative d’au moins 100 millions à plus d’un milliard de tomans et également sous la forme de versements échelonnés sur 600 mois aux bénéficiaires. Il a également été annoncé que 200 appartements, villas et terrains de la municipalité de Téhéran avaient été vendus pour 2,2 trillions de tomans de moins que le prix initial. »

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