« baisser » le plafond salarial du Top 14 « au niveau anglais »

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Pierre-Yves Revol, président du Castres Olympique, dont les joueurs ont entamé mardi leur parcours de reprise, a plaidé pour un Top 14 plus « prudent » financièrement qui doit baisser son « salary cap » (plafond salarial) des clubs « au niveau anglais », dans un entretien avec l’AFP.

Le Comité directeur de la Ligue nationale (LNR) a officialisé mardi matin l’arrêt définitif de la saison 2019-2020. La date du 4 septembre a été retenue pour le début de l’exercice 2020-2021.

Q: Le conseil d’administration de la Ligue nationale de rugby (LNR) a entériné la saison 2019-2020 mais a-t-il abordé la réforme envisagée par World rugby qui veut uniformiser les calendriers au niveau mondial?

R: « Ce n’était pas à l’ordre du jour. On en a parlé à une réunion des présidents vendredi. En l’état, je suis attentif. On ne connait ni le projet ni le délai dans lequel il est susceptible d’être appliqué. Il faut connaitre les tenants et les aboutissants. J’espère alors que nous (les présidents des clubs pros) défendrons nos points de vue le mieux possible ».

Q: Comprenez-vous ce projet?

R: « Ce qui est étonnant, c’est que ce sujet d’uniformisation vienne sur le tapis aussi vite, dans des conditions d’urgence alors que ce sont des réformes de fond nécessitant une appréciation sérieuse et du recul ».

Q: Castres a donné l’exemple en signant le premier accord de baisse salariale (15% pour les joueurs, 20% pour le staff). Cela sera-t-il suffisant si la reprise s’effectue à huis-clos ou avec une jauge limitée?

R: « Nous avons considéré que l’hypothèse que nous devions retenir, c’est une reprise en septembre avec le support de notre public. Si ce n’est pas le cas, au-delà du CO, tout le rugby pro sera confronté à de nouvelles difficultés. Les droits télés ne représentent que 15 % de notre budget. On ne peut durablement exercer notre activité à huis clos. On serait obligé d’adopter certaines mesures. Qu’on ait été les premiers montre que Castres conserve son très fort esprit de solidarité. C’est bien que les joueurs aient participé à l’effort ».

Q: Peu de clubs ont suivi votre exemple…

R: « Ça prend peut-être un peu plus de temps ailleurs. Des clubs attendent peut-être aussi d’avoir un peu plus de visibilité. Comme les joueurs. Chacun essaie de gérer la crise comme il le peut ».

Q: Avant cette pandémie, vous parliez déjà d’abaisser le plafond salarial (salary cap) des clubs du Top 14. Prônez-vous davantage cette diminution?

R: « Oui, je le pense d’autant plus. Nous pouvons baisser la masse salariale globale des clubs car nous sommes le pays qui rémunère le mieux les joueurs. Et nous n’avons aucune raison objective de le faire dans la mesure où la concurrence est limitée, seulement à l’Angleterre, où le salary cap est inférieur au nôtre (7 millions de Livres soit 7,9 M EUR, et deux joueurs non intégrés dans son calcul). Nous n’avons pas comme adversaire l’Espagne, l’Italie… On doit mettre notre salary cap au niveau des anglais, seulement pondéré avec les charges sociales et de la fiscalité.

Q: Cette pandémie a-t-elle mis en avant la nécessité de réformer?

R: « La crise a mis en exergue dans le rugby comme dans d’autres activités une certaine fragilité, certes relative car il n’y a pas eu de dépôt de bilan depuis une dizaine d’années. Beaucoup de clubs sont dans l’incapacité de surmonter une période difficile et inattendue ».

Q: Les joueurs vont-ils accepter cette diminution de salaires?

R: « Ils ne sont pas concernés individuellement. Le salary cap est une somme globale. C’est une redistribution de la masse salariale. Il y aura peut-être un peu moins de joueurs dans chaque club. Cela ne veut pas dire baisse des salaires de tous les joueurs ».

Q: Longtemps le président Revol a peu parlé. Pourquoi est-il plus présent? Parce qu’il vise, comme cela se murmure, la présidence de la LNR?

R: « J’ai juste répondu à certaines sollicitations. Un certain nombre de mes collègues m’ont sollicité. Je ne sais pas quand auront lieu les élections. Elles n’ont pas encore été fixées. On verra ça tranquillement en temps voulu. Pour l’instant, ce n’est pas une priorité ».

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