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La France dévoilera les archives de Mitterrand sur le génocide rwandais

Cette décision intervient 14 mois après que le président Emmanuel Macron a ordonné une enquête sur les accusations de complicité de la France dans le génocide, au cours duquel entre un demi-million et un million de personnes ont été tuées au Rwanda en 1994.

Vendredi, le plus haut tribunal administratif français a ordonné à un chercheur de consulter les archives de l’ancien président Mitterrand concernant les actions de la France dans le génocide de 1994 au Rwanda.

Le Conseil d’Etat a jugé que le chercheur en génocide François Graner avait « un intérêt légitime » à étudier les archives pour « faire la lumière sur une question d’intérêt public », selon l’AFP.

La France a déclassifié les archives en 2015, mais François Graner, qui est l’auteur d’un livre accusant les officiers français d’aider les milices hutues, affirme qu’il n’a jamais été autorisé à y creuser.

Le génocide rwandais a été déclenché par l’assassinat du président du pays Juvénal Habyarimana, un Hutu, dans un accident d’avion le 6 avril 1994. L’avion de Habyarimana a été abattu par un missile sol-air près de la capitale rwandaise, Kigali.

Les extrémistes hutus ont immédiatement accusé leurs opposants politiques de la communauté minoritaire tutsie et ont assassiné de 500 000 à 1 million de tutsis et de hutus modérés au cours des 100 prochains jours.

En 2006, un juge français a accusé l’actuel président rwandais, Paul Kagame, et ses alliés d’avoir orchestré le meurtre de Habyarimana, une accusation qu’il a rejetée et qui l’a incité à rompre les liens avec la France pendant trois ans.

Une enquête menée en 2010 par le gouvernement de Kagame a conclu que ce sont des extrémistes hutus qui ont abattu l’avion présidentiel, prétendument dans le but de déjouer un accord de paix imminent avec le FPR.

Un rapport de 2012 mandaté par la France a révélé que le missile malheureux avait été tiré depuis une zone détenue par l’armée rwandaise, et non par des Tutsis, et avait autorisé Kagame à participer à l’assassinat.

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