Yvelines: Quatre hommes interpellés, accusés d’avoir forcé des jeunes filles à se prostituer

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Deux des quatre personnes suspectées de proxénétisme ont été interpellés, mercredi matin,  dans le cadre d’une enquête pour « proxénétisme aggravé ».

Ils ont été interpellés dans cet appartement de la rue du grand canal à Villepreux, ou des les policiers ont accessoirement saisi 30 grammes de résine de cannabis.

Deux autres mis en cause ont été localisés et interpellés un peu plus tard, sur la même commune et aux Clayes-sous-Bois, rapporte Le Parisien. Les quatre hommes, âgés de 29 à 38 ans, sont soupçonnés d’avoir contraint des mineures à se prostituer depuis plusieurs mois.

Ils doivent être déférés au palais de justice de Versailles, ce vendredi, et devraient être mis en examen pour ces faits, dans le cadre d’une information judiciaire. Les policiers les surveillaient depuis plus d’un mois.

Certains reconnaissent les faits

Durant leur garde à vue, certains ont reconnu les faits, tandis que d’autres ont tenté de minimiser leurs actes.

Les enquêteurs se sont intéressés à ce réseau de proxénétisme après la plainte d’une adolescente, enregistrée au mois de mai dernier. Cette dernière, âgée de 17 ans, venait de retrouver le foyer de l’Aide sociale à l’enfance, d’où elle avait fugué deux mois auparavant, en plein confinement.

Son corps présentait des traces de coups et de sévices. Aux policiers de la Sûreté urbaine de Versailles, l’adolescente a livré le récit de sa fugue et de sa rencontre avec un rabatteur, qui l’a remise entre les mains des proxénètes. Ces derniers lui ont promis qu’elle gagnerait plus avec eux, qu’en se livrant seule à la prostitution.

Les déclarations de la plaignante étaient confuses. Elle affirmait que les passes avaient lieu dans une cave ou un pavillon squatté. Les enquêteurs ont alors tenté d’identifier ce lieu, avant de réaliser qu’il s’agissait en fait d’un appartement lambda, situé dans une nouvelle résidence de Villepreux.

C’est donc dans cet appartement que l’adolescente était séquestrée durant le confinement, et que les deux premiers suspects ont finalement été interpellés.

Publication des annonces sur des sites spécialisés

Les proxénètes publiaient des annonces sur des sites Internet spécialisés et donnaient rendez-vous aux clients dans ce logement, car les hôtels bas de gamme étaient en majorité fermés durant cette période de crise sanitaire. L’adolescente utilisait un pseudonyme et c’est elle qui répondait au téléphone, dédié aux conversations avec les clients.

Les investigations ont permis aux enquêteurs d’identifier d’autres fugueuses qui auraient été victimes de ce réseau. Toutefois, la plupart d’entre elles ont peur de dénoncer leurs proxénètes et craignent des représailles. Deux plaintes ont tout de même pu être recueillies pour le moment.

Toutes ces jeunes filles ont été forcées à se prostituer sous la violence. L’une d’entre elles aurait même subi un viol de la part de l’un des proxénètes, avec la complicité d’un autre, d’après une source qui s’est confiée au journal Le Parisien.

 

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