soupçons autour du recueil de procurations chez LR

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La préfecture des Bouches-du-Rhône a tenu à rappeler vendredi les règles du vote par procuration après la révélation dans la presse de pratiques potentiellement irrégulières de « procurations simplifiées », proposées par des militants et candidats Les Républicains (LR).

L’hebdomadaire Marianne et le journal télévisé de France 2 ont révélé jeudi que deux candidates présentes sur des listes de Martine Vassal (LR) proposaient des « procurations simplifiées ».

Sur la base de SMS reçus par des habitants de deux secteurs, les journalistes ont pu établir que les électeurs s’étaient vus proposer des procurations. « Sans vous déplacer, juste par téléphone », indique le texto envoyé par une colistière de LR dans le secteur de Mme Vassal.

Vendredi soir, « après la diffusion » de ces reportages, le préfet des Bouches-du-Rhône a tenu dans un communiqué « à rappeler les règles du vote par procuration », qui oblige à ce que l’électeur soit présent en personne « auprès d’une autorité habilité », par exemple au commissariat ou au tribunal, avec un justificatif d’identité pour établir la procuration.

Le représentant de l’Etat « adressera prochainement une circulaire aux élus » du département, les maires devant « s’assurer de la régularité des procurations », ajoute-il.

Interrogée lors d’une manifestation policière à laquelle elle apportait son soutien vendredi, Martine Vassal a fustigé « des Parisiens (qui) essayent de créer une polémique qui n’existe pas ici ». Dans un communiqué, la candidate a toutefois assuré que « si ces faits sont avérés, ils sont inacceptables ».

La bataille pour la mairie de Marseille est très serrée. La candidate du Printemps marseillais (union de la gauche) Michèle Rubirola a créé la surprise en arrivant en tête sur la ville au premier tour, devançant Mme Vassal, l’héritière de Jean-Claude Gaudin qui ne se représente pas après 25 ans à la tête de la deuxième ville de France.

Le Printemps marseillais s’est indigné vendredi soir: « Marseille n’est pas une zone de non-droit. Encore une fois, notre ville ne peut pas être abîmée par ce type de pratiques ».

L’enquête de Marianne révèle aussi des écoutes d’une élue LR des 11-12e arrondissements qui assure à un électeur: « Le commissariat nous poinçonne toutes les procurations qu’on leur amène ».

Stéphane Ravier, sénateur et candidat du Rassemblement national, a demandé « au Préfet de Police de procéder en urgence à une enquête interne pour identifier et sanctionner l’officier de police judiciaire qui se serait rendu coupable de ces actes ».

La procureure de la République de Marseille a indiqué à l’AFP « ne pas avoir d’éléments » sur cette affaire.

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