Christophe Castaner « assume de bousculer les choses » et veut rester à l’Intérieur

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Christophe Castaner, qui fait face à une fronde des syndicats de police sur fond de dénonciations de violences policières en France, « assume de bousculer les choses » et « souhaite rester ministre de l’Intérieur », assure-t-il dans une interview au Parisien/Aujourd’hui en France à paraître dimanche.

« Si être un bon ministre revenait à céder à toutes les demandes, il n’y aurait plus aucun ministre. Cette maison peut parfois résister au changement. Mais j’assume de bousculer les choses », déclare le ministre dans cet entretien publié en ligne samedi soir.

Depuis le 8 juin, des policiers organisent des rassemblements partout en France pour protester contre l’annonce par Christophe Castaner de l’abandon prochain de la technique d’interpellation dite « clé d’étranglement », après un week-end de mobilisations contre les violences policières.

Le ministre avait également demandé la suspension de policiers en cas de « soupçon avéré » de racisme, avant de reconnaître une maladresse.

S’il reconnaît qu’il « y a eu des tensions », Christophe Castaner n’a « jamais eu le sentiment d’être lâché par la base ».

« Il y a des petites révolutions qui passent sous les radars, mais qui montrent que ce ministère est tenu », ajoute-t-il alors que son maintien place Beauvau suscite des interrogations dans le cas d’un prochain remaniement.

« Je souhaite rester ministre de l’Intérieur », assure l’intéressé avant d’ajouter qu’ « aucun ministre n’est propriétaire de sa fonction. C’est une décision qui ne m’appartient pas ».

« Le nombre de personnes qui rêvent du poste sera toujours plus élevé que ceux qui siégeront dans ce fauteuil. Tous ceux qui se prononcent sur un remaniement ne savent rien », ajoute Christophe Castaner.

Quant à la question d’une différence de ligne avec son secrétaire d’Etat Laurent Nuñez, il l’évacue, se déclarant « pas dupe ». « A chaque fois que l’on a tenté de m’affaiblir, on a évoqué la promotion de Laurent et tenté de nous opposer. À chaque fois, cela a échoué », dit-il.

« La vérité, c’est que toutes les grandes décisions, nous les préparons et les prenons ensemble. Qu’il s’agisse du Livre blanc, de porter le soutien sans faille à la police mais aussi l’exigence d’exemplarité, ou du discours que j’ai prononcé le 8 juin… On l’a préparé et validé ensemble », précise le ministre qui « ‘aimerait continuer avec lui ».

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