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Israël défie une opposition internationale croissante à l’annexion de la Cisjordanie

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, non découragé par la condamnation internationale, semble déterminé à tenir son engagement de commencer à annexer des parties de la Cisjordanie occupée le 1er juillet, point de départ prévu pour un débat du Cabinet sur la question.
Sa vision de redessiner la carte de la Terre Sainte, conformément au plan du Moyen-Orient du président Donald Trump, a été saluée par l’aile droite religieuse et nationaliste d’Israël et condamnée par les Palestiniens et la communauté internationale. Mais avec des opposants n’offrant rien de plus que des condamnations, rien ne semble empêcher Netanyahu de se lancer dans un plan qui pourrait modifier définitivement le paysage du Moyen-Orient.

La communauté internationale a investi des milliards de dollars dans la promotion d’une solution à deux États depuis les accords de paix intérimaires d’Oslo des années 90. Le secrétaire général de l’ONU, l’Union européenne et les principaux pays arabes ont tous déclaré que l’annexion israélienne violerait le droit international et compromettrait considérablement les perspectives d’indépendance palestinienne.

Cependant, il n’a pas été en mesure d’arrêter le mouvement d’annexion illégale d’Israël. Israël et les États-Unis semblent miser sur le piètre bilan de la communauté internationale pour traduire la rhétorique en actions concrètes. Grâce au veto américain sur les décisions du Conseil de sécurité de l’ONU, les sanctions internationales semblent hors de question. Les divisions au sein de l’UE rendent également improbable une réaction européenne concertée. Certains pays pourraient chercher à imposer des sanctions limitées contre Israël, et la Cour pénale internationale de La Haye pourrait prendre en compte l’annexion pour évaluer l’opportunité d’ouvrir une enquête sur les crimes de guerre dans la politique israélienne.

Les Palestiniens cherchent la Cisjordanie entière comme le cœur d’un futur État indépendant et croient que le plan Trump porterait un coup fatal à leurs espoirs de disparition de l’État. Parmi les composantes du plan: les Palestiniens n’auraient qu’une autonomie limitée dans une fraction du territoire qu’ils recherchent. Les colonies israéliennes isolées au fond du territoire palestinien resteraient intactes et l’armée israélienne conserverait le contrôle de sécurité global sur l’entité palestinienne.

Les responsables américains sont en Israël dans le cadre des efforts de la Maison Blanche pour obtenir un consensus au sein de son gouvernement pour l’annexion, comme envisagé dans un plan de paix israélo-palestinien annoncé par le président Donald Trump en janvier. La proposition appelle à la souveraineté israélienne sur environ 30% de la Cisjordanie – des terres sur lesquelles Israël a construit des colonies depuis des décennies – ainsi qu’à la création d’un État palestinien dans des conditions strictes.

Les Palestiniens sont prêts à reprendre les pourparlers de paix au point mort avec Israël et à accepter des concessions territoriales « mineures », selon une contre-proposition à un plan américain controversé. Un texte de l’Autorité palestinienne envoyé au Quatuor international de rétablissement de la paix et vu lundi par l’AFP, affirme que les Palestiniens sont « prêts à reprendre les négociations bilatérales directes là où ils se sont arrêtés » en 2014.

Un ministre israélien a minimisé mardi la probabilité de mouvements importants pour annexer des colonies juives en Cisjordanie occupée le 1er juillet. Zeev Elkin, membre du parti Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a déclaré qu’Israël n’avait toujours pas le feu vert recherché. Washington va commencer à étendre sa souveraineté à certaines parties de la Cisjordanie, territoire que les Palestiniens recherchent pour un État.
Netanyahu et son principal partenaire du gouvernement de coalition, le ministre de la Défense Benny Gantz, sont en désaccord sur l’annexion, que le Premier ministre de droite a promue. Dans une interview accordée mardi au site d’information YNet, Gantz a réitéré son appel à Israël pour qu’il tente d’obtenir le soutien palestinien et international au plan Trump avant de procéder à une opération d’annexion unilatérale.

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