décision le 12 octobre sur l’extradition de Ian Bailey

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La Cour criminelle de Dublin a indiqué vendredi qu’elle se prononcerait le 12 octobre sur l’éventuelle extradition de Ian Bailey vers la France, où il a été condamné en son absence pour le meurtre de Sophie Toscan du Plantier commis en Irlande en 1996.

Lors du troisième et dernier jour d’audience vendredi, l’accusation a estimé qu’il y avait un « intérêt public fort » à ce que ce Britannique de 63 ans, condamné en juin 2019 à 25 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Paris, soit extradé.

« M. Bailey est l’homme qui est suspecté (…) de ce meurtre depuis 24 ans », a souligné le procureur, Robert Barron.

Le corps de la victime de 39 ans, femme du producteur de films Daniel Toscan du Plantier, avait été découvert au matin du 23 décembre 1996 par une voisine, en contrebas de sa maison isolée de Schull (sud-ouest de l’Irlande). Elle avait eu le crâne fracassé et portait de nombreuses blessures de défense, démontrant qu’elle s’était farouchement débattue.

Robert Barron a rejeté l’affirmation de la défense selon laquelle cette troisième tentative de la justice française d’obtenir l’extradition, après avoir été déboutée deux fois par la justice irlandaise, est un abus de procédure.

Il est également faux de prétendre, a-t-il estimé, que Ian Bailey n’aurait pas droit à un procès équitable en France, alors que la défense dénonce des irrégularités lors du procès de 2019.

Jeudi, l’avocat de Ian Bailey, David Smyth, avait étrillé des autorités françaises « murées dans leur silence », arguant qu’elles n’avaient jamais expliqué leur retard « injustifié » dans la poursuite de l’affaire 23 ans plus tard et qu' »aucune tentative n’avait été faite pour entrer en contact » avec son client.

Il avait aussi souligné que les poursuites et la condamnation françaises s’étaient basées sur l’enquête irlandaise, alors même que le procureur irlandais, qui avait « une vue d’ensemble sur cette enquête », avait refusé d’inculper Ian Bailey et reconnu « que l’affaire lui avait été préjudiciable ».

Police scientifique qui tarde à arriver sur les lieux, témoin clef qui se rétracte: dès le début, l’enquête sur ce meurtre avait été confrontée à de nombreux problèmes, le procureur irlandais de l’époque la qualifiant même de « complètement biaisée ».

En 2014, la famille de la victime avait accusé l’enquête irlandaise d’être un « fiasco », se disant victime d’un « déni de justice ».

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