France

Seine-Saint-Denis: Armé d’un sabre et d’un fusil, un homme fonce sur des fêtards en criant Allahu akbar

Un homme habillé en treillis et armé a foncé en hurlant Allahu akbar sur des fêtards qui sortaient d’une salle de réception au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) dimanche matin. Il a été neutralisé par un automobiliste et interpellé. Des convives ont témoigné avoir cru mourir, selon Le Parisien.

Dimanche 20 juillet vers 7 heures, un homme en uniforme militaire et armé d’un fusil, caché dans les taillis près d’une salle de réception d’un hôtel au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), s’est brusquement lancé sur des fêtards qui sortaient de soirée, relate Le Parisien.

Un convive qui était déjà monté dans sa voiture l’a percuté volontairement après quoi d’autres lui ont sauté dessus pour le désarmer.

L’assaillant qui avait sur lui «un sabre et un fusil semi-automatique» n’a opposé aucune résistance.

Au moment de son interpellation il présentait un taux d’alcoolémie d’environ 1g par litre d’air expiré.

L’individu a été placé en garde à vue, mais l’affaire n’a pas été transmise au parquet antiterroriste.

Rien n’indique une radicalisation

«Il a certes crié Allahu akbar, mais n’a aucun antécédent judiciaire inquiétant et on n’a rien trouvé d’autre pour l’instant pouvant laisser penser à une radicalisation», a indiqué le parquet de Bobigny.
Le fusil était chargé. Lors de la perquisition au domicile du mis en cause à Villemomble, deux autres ont été retrouvés.

«On reste sur une affaire de droit commun car on se trouve face à quelqu’un de perturbé sur fond de très forte alcoolisation», a confié au journal une source proche de l’enquête.
«Mais il n’en restait pas moins dangereux. Car une cartouche était chambrée dans son fusil semi-automatique.»

Un examen psychiatrique prévu

Pour l’heure, les enquêteurs travaillent et les services de renseignement tentent d’en apprendre davantage sur l’individu. Un examen psychiatrique est aussi prévu dans les prochaines heures.

Les témoins, quant à eux, disent avoir eu peur de mourir.

«On a cru qu’on allait mourir, si on n’était pas intervenus nous-mêmes, on ne sait pas ce qui aurait pu arriver», a révélé l’un d’eux.

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