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Iran, Covid-19 : « on ne peut pas tout mettre sur le dos du gouvernement et des institutions paragouvernementales »

Alors que, le coronavirus prélève chaque jour un tribut plus élevé en vie humaine chez les travailleurs et les couches défavorisées, Après une période de silence, Khamenei a déclaré qu’aucune responsabilité n’incombait à son régime, ajoutant « des gens dans l’épidémie de coronavirus ont été durement touché et il faut les dédommager. C’est à la population de les dédommager, on ne peut pas tout mettre sur le dos du gouvernement et des institutions paragouvernementales, qui ont elles aussi des devoirs, mais ce n’est pas suffisant et les gens peuvent aussi aider. »

Ce que veut dire Khamenei par institutions paragouvernementales sont les fondations et les instituts qui sont sous son contrôle, comme le Siège exécutif de l’ordre de Khomeiny, la Fondation des déshérités, la Fondation Astan-e-Qods Razavi, où sont accumulés des centaines de milliards de dollars de biens et de capitaux volés au peuple iranien. De cette manière Khamenei annonce que contrairement à toutes les attentes, aucune aide ne viendra de là pour la population.

Iradj Haririchi, le vice-ministre de la Santé, a déclaré : « Ils nous ont alloué un milliard de dollars mais nous en avons reçu moins de 300 millions » (Chaine documentaire de la TV du régime, 1 août)

un soulèvement dans tout le pays

Le journal Setareh-ye Sobh a écrit le 1er aout : « La société est mécontente et il est possible qu’elle se soulève à tout moment. Lors des événements de 2017-2018, environ 80 à 100 villes et villages dont on n’avait jamais entendu les noms, s’étaient insurgés. Aujourd’hui aussi, on prévoit un tel soulèvement social dans tout le pays. Aujourd’hui, l’Iran compte 13 à 14 millions de personnes vivant dans des taudis. Vivre dans un taudis signifie n’avoir plus rien à perdre Les autorités doivent y penser, sinon, malheureusement, un danger est en vue. Si cette allumette craque, il sera très difficile d’éteindre le feu. »

Par ailleurs, Le journal Etemad a écrit le 1et aout : « Actuellement, il y a dans le seul cimetière de Behecht-e-Zahra plus d’une centaine de personnes décédées par jour. Si l’on considère l’ensemble de la province de Téhéran, il s’agit sans doute de près de 150 personnes, et cela ne correspond pas du tout aux chiffres officiels du ministère de la Santé de tout le pays, qui est d’environ 200 personnes par jour. Les chiffres du pays devraient être beaucoup plus élevés. Le gouverneur d’Islamshahr a annoncé que 292 personnes sont mortes du Covid-19 dans cette ville jusqu’à présent. Si nous considérons le même ratio pour tout le pays, le taux de mortalité réel de cette maladie devient clair, et ce n’est que le nombre officiel de décès dans cette ville. De plus, ces calculs ne sont pas nécessaires pour connaître la réalité du coronavirus ; il suffit de se rendre dans les hôpitaux pour voir la foule des malades. »

De nombreux lits occupés par des jeunes et adolescents

Dans la province d’Alborz, le vice-président de la faculté des sciences médicales a déclaré : « Le nombre de patients définitifs et hospitalisés a augmenté de manière significative par rapport à la première vague. Dans la première vague, la plupart des personnes touchées par le virus étaient âgées et avaient une maladie sous-jacente, mais de nombreux lits sont maintenant occupés par des jeunes et adolescents, ce qui est préoccupant. » (ISNA, 1er août).

Alors que la catastrophe du coronavirus touche tout le pays et que plus de 90% de la population du pays vivent dans 26 provinces que la porte-parole du ministère de la Santé du régime a déclarées dans le rouge ou en état d’alerte, Rohani n’a pas hésité à dire « aujourd’hui était l’un des jours où les chiffres des provinces donnaient de l’espoir. On a mentionné environ 10 provinces dans des conditions difficiles les semaines précédentes, ont aujourd’hui franchi le pic de la maladie ».

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