Des mineurs non accompagnés des camps de migrants grecs arrivent en Belgique

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Dix-huit mineurs non accompagnés des camps de migrants en Grèce sont arrivés mardi en Belgique dans le cadre d’un programme de relocalisation de l’Union européenne, a indiqué l’agence fédérale d’accueil des demandeurs d’asile.

Le gouvernement belge a accepté en mai d’accueillir les enfants, qui étaient dans les camps depuis plusieurs mois sans parent ni tuteur.

La plus jeune du groupe, qui comprend une seule fille, a 9 ans tandis que l’aînée vient d’avoir 18 ans.

Les jeunes, qui ont tous été testés pour le COVID-19 avant leur départ, sont originaires d’Afghanistan, de Syrie, d’Iran, de Somalie et de Guinée, selon l’agence Fedasil.

Ils ont été admis dans un centre pour mineurs non accompagnés pendant que la Belgique examine leurs demandes d’asile.

Dix autres États membres de l’UE, la Bulgarie, la France, la Croatie, la Finlande, l’Allemagne, l’Irlande, le Portugal, le Luxembourg, la Lituanie et la Slovénie, participent au programme et se sont engagés à accueillir jusqu’à 2 000 enfants et adolescents non accompagnés.

La Norvège a également exprimé sa volonté d’y adhérer, selon la Commission.

Plus de 200 sont déjà arrivés depuis avril au Luxembourg, en Allemagne, au Portugal et en Finlande.

L’Allemagne s’est également engagée à prendre en charge 243 enfants gravement malades ou particulièrement vulnérables et les membres de leur famille immédiate, soit plus de 920 personnes au total.

Le Portugal accueillera 500 mineurs non accompagnés et la France 350, selon la Commission.

Quelque 5 000 enfants et adolescents migrants non accompagnés se trouvaient en Grèce en mars.

Environ 10% d’entre eux ont moins de 14 ans et la plupart ont entre 16 et 18 ans. Plus de 90% sont des garçons.

Les trois pays d’origine les plus représentés sont l’Afghanistan, le Pakistan et la Syrie.

La Turquie et la Grèce ont été des points de transit clés pour les demandeurs d’asile, les réfugiés et les migrants cherchant à entrer en Europe pour commencer une nouvelle vie, en particulier ceux fuyant la guerre et les persécutions.

La Grèce a été fréquemment critiquée pour ses pratiques et politiques douteuses envers les migrants et les conditions inhumaines de ses camps surpeuplés. Athènes a récemment décidé de déployer une barrière flottante pour arrêter les migrants arrivant de la côte turque au large de l’île de Lesbos.

La zone au nord-est de Lesbos a été choisie pour le projet, le long d’une voie navigable utilisée par des centaines de milliers de migrants tentant d’entrer dans le pays depuis la Turquie voisine ces dernières années. Les groupes de défense des droits ont critiqué le plan comme étant potentiellement mortel pour les migrants dans des dériveurs débordants qui nécessitent souvent un sauvetage rapide. Une clôture métallique à la frontière terrestre de la Grèce avec la Turquie est également en cours d’extension.

Plus d’un million de personnes fuyant le conflit ont atteint les côtes grecques depuis la Turquie en 2015 et 2016.

En mars, les tensions entre la Grèce et la Turquie, alliés de l’OTAN, qui sont en désaccord sur un certain nombre de questions, ont augmenté d’un cran lorsque des milliers de migrants accueillis par la Turquie ont tenté de prendre d’assaut la frontière avec la Grèce et l’UE.

La Turquie, qui abrite plus de 3,5 millions de Syriens, la plus grande population de migrants au monde, avait déclaré qu’elle ouvrirait la frontière car elle était alarmée par la perspective d’une nouvelle vague de migrants fuyant la guerre dans le nord-ouest de la Syrie.

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