Décès de Jean Gandois, ancien chef de file du patronat

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Jean Gandois, le président de l’organisation patronale CNPF qui démissionna de ce poste pour protester contre les 35 heures, s’est éteint le 7 août à l’âge de 90 ans, selon un avis de décès paru mardi dans Le Figaro.

Ce polytechnicien s’était illustré par une carrière très dense de capitaine d’industrie, à la tête de fleurons de l’acier et de la chimie comme Sollac, Rhône-Poulenc, Péchiney et Cockerill-Sambre.

« Un vrai capitaine d’industrie qui a toujours mis l’économie avant la finance et a développé un double projet économique et social », a tweeté Martine Aubry, qui fut ministre du Travail du gouvernement de Lionel Jospin qui décida le passage à la semaine de 35 heures. Mme Aubry avait été recrutée en 1989 comme directrice générale adjointe du groupe public Péchiney par M. Gandois.

« Nous avons été parfaitement bernés » sur les 35 heures, avait réagi le président du CNPF le 10 octobre 1997. Trois jours plus tard, il prenait la décision sans précédent de démissionner de la présidence du CNPF, principale organisation patronale française et ancêtre du Medef actuel.

« Attristé du décès de Jean Gandois », a tweeté mardi le vice-président et porte-parole du Medef Fabrice Le Saché.

M. Gandois a également oeuvré comme administrateur de certains grands groupes en France, de Paribas à Peugeot en passant par Danone, Suez ou Schneider.

Il avait fait ses premières armes internationales en participant à la construction d’équipements routiers en Guinée, au Brésil et au Pérou, avant d’entrer en 1961 chez les maîtres de forge De Wendel, et de prendre en 1972 la direction des aciéristes Sacilor et Sollac.

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