Tatamis traités et tests en série, le judo mondial repart après huit mois d’arrêt

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Après huit mois sans compétition et le report des Jeux olympiques de Tokyo à l’été 2021 sous l’effet de la pandémie de Covid-19, le judo mondial renfile le kimono à Budapest, de vendredi à dimanche, au prix d’un protocole sanitaire drastique.

La dernière compétition du circuit mondial remonte à fin février, à Düsseldorf (Allemagne). Depuis, plus aucune n’a eu lieu, et surtout, les JO ont été décalés d’un an (23 juillet-8 août).

Face au Covid-19, l’équation est d’autant plus difficile à résoudre pour le judo qu’il s’agit d’un sport de contact, par nature plus exposé. Au moment du déconfinement en France, ce sont ainsi ces sports qui avaient dû patienter le plus longtemps pour reprendre même le chemin de l’entraînement.

Pour parvenir à relancer ses compétitions, la Fédération internationale de judo (IJF) a mis sur pied un protocole sanitaire strict, qu’elle déploie pour la première fois à Budapest, où sont réunis plus de 400 judokas.

« Nous avons travaillé sans relâche pour créer et approuver un protocole approprié », « rigoureux » et « efficace », explique le président de l’IJF, le Hongrois Marius Vizer.

Dans le détail, il faut présenter deux tests PCR négatifs effectués maximum cinq jours avant d’entrer en Hongrie et à 48 heures d’intervalle. Un troisième test est pratiqué à l’arrivée à l’hôtel, et judokas et entourage ne peuvent quitter leur chambre qu’après un résultat négatif obtenu. Puis un dernier test est réalisé le matin de la pesée, à la veille de la journée de compétition.

– Semelle sous les pieds des arbitres –

Il faut aussi être masqué en permanence, à deux exceptions près : combattre et manger. Les déplacements sont limités aux trajets entre hôtel et salle de compétition. Et il faut encore attester de n’avoir eu aucun symptôme depuis au moins quatorze jours.

Tout non respect du protocole sanitaire entraîne une disqualification, prévient l’IJF.

Les tatamis, eux, seront « traités avec une solution sans danger pour les athlètes mais létale pour les germes et les virus, qui forme une couche protectrice » et sera « combinée à un nettoyage toutes les heures », détaille une membre de la commission médicale de l’IJF, Andrea Ember.

Quant aux arbitres, « une couche spéciale, facile à désinfecter après chaque combat, sera appliquée sous leurs chaussettes », précise-t-elle.

« Après huit mois d’arrêt, ce premier tournoi international est attendu par tous. Sa réussite est un enjeu important pour notre discipline », résume le directeur des équipes de France Stéphane Traineau.

Preuve que le défi n’est pas simple à relever, la suite du calendrier mondial s’écrit encore en pointillés.

Après Budapest, devait avoir lieu un autre Grand Slam, à Tokyo mi-décembre, mais il a été annulé. Un Grand Prix, la catégorie inférieure de tournois, doit être organisé à Zagreb mais la date reste à déterminer. Le Masters doit lui se tenir à Doha en janvier.

Le tournoi de Budapest relance cependant la course à la qualification olympique, qui avait été interrompue en mars.

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