L’Égypte condamne 59 membres présumés des Frères musulmans à 15 ans de prison

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Un tribunal égyptien a condamné jeudi 59 membres présumés du mouvement des Frères musulmans à 15 ans de prison pour leur implication présumée dans un sit-in très médiatisé en 2013, a déclaré une source judiciaire.

Sept autres accusés ont été condamnés à des peines de cinq ans à la suite du dernier procès de masse dans la répression du gouvernement contre l’ancien parti au pouvoir, tandis que le tribunal a acquitté 29 des accusés, selon l’Agence France-Presse (AFP).

Les accusations concernaient un sit-in de près de six semaines sur la place Rabaa al-Adaweya de la capitale, déclenché par le coup d’État militaire de 2013 par le chef des forces armées de l’époque, l’actuel président Abdel Fattah el-Sissi, contre son prédécesseur et le pays. premier dirigeant démocratiquement élu, Mohammed Morsi.

Selon des groupes de défense des droits humains, plus de 800 manifestants ont été tués lors de manifestations des forces de sécurité égyptiennes qui, afin de dégager la place, ont adopté une position dure et ont tiré sans discrimination sur des foules piégées dans les mosquées et la place Rabaa. Brûlés vifs et étouffés par des gaz lacrymogènes, les manifestants n’ont pas pu accéder aux soins médicaux car l’armée a bloqué l’entrée des ambulances.

Après la transition du pouvoir, l’armée égyptienne a écrasé les Frères musulmans dans une répression majeure, arrêtant Morsi et de nombreux autres dirigeants du groupe, qui étaient en prison et subissaient de multiples procès depuis le coup d’État, suscitant la condamnation des Nations Unies.

Le gouvernement autoritaire du pays a tué des centaines de partisans des Frères musulmans et envoyé des milliers de personnes en prison pour incitation à la violence.

Plus tôt en octobre, les autorités égyptiennes ont exécuté 13 personnes qui auraient eu des liens étroits avec le groupe des Frères musulmans, ont rapporté des médias soutenus par l’opposition.

Connue pour ses liens avec l’organisation, la chaîne de télévision Watan a déclaré sur Facebook que des responsables avaient exécuté les condamnations à mort des dissidents politiques emprisonnés, tandis que le journal d’Etat Akhbar al-Yawm affirmait que quatre personnes avaient été exécutées.

Les groupes de défense des droits de l’homme ont vivement critiqué l’Égypte pour avoir condamné des personnes pour avoir participé au sit-in et pour avoir condamné des suspects dans des procès de masse, y compris un cas dans lequel 75 personnes ont été condamnées à mort et plus de 600 condamnées à des peines de prison en 2018.

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1 commentaire

  1. Rachid ELAÏDI a dit :

    Les tribunaux en Égypte jugent sur instruction Du président Sissi et son État profond. Donc la justice en Égypte n’est pas souveraine ; d’ailleurs tous les gens de la presse à Maspero ,Ada Ibrahim,Safae Hijazi, Rania Dib,…ou de la société civile Yasmine Abdelaziz…en témoignent de cette faiblesse d’une justice qui dépend et depuis le système royaliste égyptien du pouvoir en place. Sissi est dans cet ordre d’erreur car c’est d’une fausse idéologie qu’il fallait attaquer et non les hommes qui représentent à bas mot pas moins de 50 millions de frères musulmans des simples ignorants ,des illettrés . La vraie guerre est contre les marchands de l’Islam et donc à démontrer leur idéologie n’a rien avoir avec le vrai Islam ,sinon , il y a aussi des chrétiens coptes qui enveniment toute la société égyptienne.

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