Gaudu gagne pour la 2e fois, Roglic s’assure la victoire

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on whatsapp
WhatsApp

L’Alto de la Covatilla, la dernière arrivée au sommet de la Vuelta, a consacré samedi le grimpeur français David Gaudu, vainqueur de sa deuxième étape depuis le départ, et le Slovène Primoz Roglic, assuré du maillot rouge de leader à la veille de l’arrivée.

Face au vent violent, Roglic, dans la douleur, a préservé 24 secondes d’avance sur l’Equatorien Richard Carapaz qui l’a menacé jusqu’au bout, et 47 secondes sur le Britannique Hugh Carthy, le premier à dégainer dans les 4 derniers kilomètres.

« La situation n’était pas tout le temps sous contrôle, mais il faut rester calme et faire ce qu’on a à faire », a reconnu le Slovène, qui avait perdu le maillot jaune du dernier Tour de France à la veille de l’arrivée, dans un contre-la-montre se terminant par une montée vers La Planche des Belles Filles.

Roglic (31 ans) n’a plus que 139 kilomètres d’une étape promise aux sprinteurs entre l’hippodrome de la Zarzuela et le coeur de Madrid pour remporter une deuxième fois la Vuelta, quatorze mois après sa première victoire.

« C’est une belle façon de finir la saison », a glissé le Slovène qui a réussi, après sa désillusion du Tour (2e), à gagner Liège-Bastogne-Liège pour aborder ensuite la Vuelta l’esprit apaisé à la tête d’une équipe Jumbo consistante.

Carapaz (27 ans), vainqueur du Giro 2019, n’a pu faire aussi bien sous les couleurs de sa nouvelle formation, Ineos. Mais, à sa décharge, l’Equatorien, qui a confirmé sa solidité, a disposé d’une équipe sensiblement moins forte qu’à l’habitude, à l’image du Britannique Chris Froome, le quadruple vainqueur du Tour, encore très loin de son niveau suite à sa grave blessure de juin 2019.

– « Un super podium » pour Carapaz –

Carapaz a évité la polémique qui aurait pu naître de l’aide, certes limitée, apportée par son ancienne équipe, Movistar, à Roglic dans le final. « Chacun défend ses intérêts, je n’ai pas de commentaire », a répondu le Sud-Américain, qui s’est dit « surtout très ému »: « C’est un super podium ! »

Carthy (26 ans), qui s’apprête à monter pour la première fois sur un podium de grand tour, a affirmé pour sa part ne nourrir « aucun regret ». « J’ai tout donné mais ça n’a pas suffi, je suis cuit », a réagi le Britannique à l’arrivée de la 17e étape.

A l’altitude de 1965 mètres, le point le plus haut de cette 75e édition, Gaudu s’est imposé une semaine exactement après son premier succès, déjà dans une arrivée au sommet, à l’Alto de la Farrapona.

Le jeune Breton (24 ans), cantonné ces dernières saisons au rôle de premier lieutenant de Thibaut Pinot en montagne, s’est ainsi émancipé. « Une place dans le top 10 (8e précisément) et deux succès d’étape, c’est une Vuelta réussie », a estimé la grande promesse de l’équipe Groupama-FDJ, qui participait pour la première fois au Tour d’Espagne.

Pour gagner, le Finistérien a bénéficié du précieux appui de Bruno Armirail (« un des meilleurs du monde dans ce rôle », a souligné Gaudu) dans l’échappée-fleuve formée dès la première heure de cette étape de 178 kilomètres comportant six ascensions. Il a attendu ensuite les 7 derniers kilomètres de la montée finale (11,4 km à 7,1 %) pour produire son effort et s’imposer avec une vingtaine de secondes d’avance sur le Suisse Gino Mader.

Gaudu a ainsi imité Pinot, lui aussi vainqueur en 2018 de deux étapes de montagne. « J’y pensais ce matin. Je me suis dit: +pourquoi pas moi ?+. J’adore ces conditions climatiques, la pluie, le froid », a souri le jeune Français.

Comments

0 comments

Dans la même catégorie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers articles

Cinéma

Technologie

Les plus lus