Primoz Roglic, une victoire en forme de revanche

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Il tient sa revanche. Le Slovène Primoz Roglic, qui avait perdu le Tour de France au bout du suspense, a remporté dimanche la Vuelta à l’issue de la 18e et dernière étape, gagnée au sprint à Madrid par l’Allemand Pascal Ackermann.

En devançant au classement général l’Équatorien Richard Carapaz (Ineos) de 24 secondes, Roglic, vainqueur l’an passé, est le premier coureur à conserver son titre dans le Tour d’Espagne depuis l’Espagnol Roberto Heras (vainqueur en 2003, 2004 et 2005).

Pourtant, contrairement à il y a un an où il avait relégué son plus proche adversaire, Alejandro Valverde, à plus de deux minutes, le Slovène, âgé de 31 ans, a dû se battre jusqu’au bout pour la victoire.

Il a même cru, samedi dans les pentes de La Covatilla, dernière arrivée au sommet, revivre le cauchemar du Tour de France, quand il avait perdu le maillot jaune à la veille de l’arrivée au profit de son jeune compatriote Tadej Pogacar.

Mais à cette Vuelta, dont il a pris la tête dès la première journée et qu’il termine avec quatre victoires d’étapes, Roglic s’est accroché jusqu’au bout.

– Limites affichées en montagne –

Par deux fois il a été dépossédé de la tête du classement général. Lors de la sixième étape, qu’il a terminée en perdition à 43 secondes de Carapaz, puis lors de la 13e, dans le final de laquelle il a concédé 10 secondes au coureur d’Ineos. Les deux fois, le Slovène a laissé le maillot rouge à l’Équatorien.

Puis par deux fois, et malgré ses limites affichées en montagne, il est revenu.

Sa victoire finale s’est construite sur trois piliers qui ne récompensent peut-être pas le panache, mais du moins la régularité.

Sur les bonifications décernées aux trois premiers de chaque étape, tout d’abord. Roglic en a glané 48 depuis le départ, contre 16 à Carapaz. Trente-deux secondes d’écart, soit huit de plus que ce qui les sépare à l’arrivée à Madrid.

Sur ses qualités de rouleur, ensuite. Mardi, il a dominé le contre-la-montre entre Muros et le Mirador de Ezaro, reléguant Hugh Carthy, quatrième de l’étape, à 24 secondes et, surtout, Richard Carapaz (7e) à 49 secondes.

Et sur son équipe, enfin. A l’image de l’inébranlable Sepp Kuss, soutien indéfectible du Slovène dans les derniers cols, la formation Jumbo-Visma a su épauler son leader à la perfection, jusqu’à être parfois encore trois ou quatre à ses côtés quand ses principaux adversaires étaient esseulés.

Primoz Roglic n’est pas celui qui a le plus attaqué dans les cols espagnols. Il n’était peut-être pas le plus fort. Mais, au bout de trois semaines de course, c’est lui qui porte le maillot rouge, pour la deuxième année de rang.

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