« Je me sens chez moi »

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« Sur mon bateau, je me sens chez moi »: Pip Hare, à la barre d’un monocoque construit il y a 20 ans (Medallia), livre à l’AFP le carnet de bord de son premier Vendée Globe.

Selon le classement de la flotte mardi à la mi-journée, l’Anglaise de 46 ans est 23ème de la flotte sur les 33 skippers de ce tour du monde sans escale et en solitaire.

Dimanche, « j’ai laissé amis, famille, mon équipe et la terre derrière moi. J’ai quitté ma maison et je suis partie en mer pour naviguer seule, non-stop autour du monde. Et pourtant, cela fait maintenant 24 heures que je suis dans ce voyage épique, et tout ce que je peux dire c’est que sur mon bateau de 60 pieds, Medallia, je me sens chez moi.

On a été confinés pendant ces trois dernières semaines et j’étais inquiète de ne pas me sentir à l’aise de retour dans le bateau.

J’ai pensé que ça me prendrait un moment de revenir à la voile et à la course. Mais dès que mon équipe est descendue du bateau avant le départ et que les voiles étaient hissées, j’étais de retour dans mon élément. Et quel départ ! Je ne pouvais pas demander mieux. J’ai franchi la ligne avec quelques grands noms de la course au large.

Depuis, ça a été assez éprouvant. La mer est vraiment pourrie, le vent est constamment en train de changer de direction. Mon pilote automatique galère un peu alors je barre à la main. C’est agréable.

Contrairement à d’autres bateaux dans la flotte, le cockpit de Medallia est assez ouvert, cela veut dire que je suis exposée aux éléments, que je ressens vraiment le vent sur mon visage et la mer en-dessous de moi. Quelque chose auquel pratiquement n’importe quelle personne qui a déjà été en mer peut s’identifier. J’apprécie être dehors, au milieu de l’océan.

Miranda Merron (Campagne de France) n’est pas loin de moi, je peux la voir à l’horizon. On règle notre allure l’une sur l’autre, ce qui est un bon repère pour moi vu qu’elle est dans un bateau un peu plus moderne. Et j’ai beaucoup – tellement – à faire ! Mais je prends juste les choses doucement et tranquillement, je ne veux pas faire d’erreurs.

J’essaye de vivre chaque moment pleinement. Je sais que je vais repenser à ce que j’ai fait ces dernières 24 heures et à ce que je vais faire la semaine prochaine, et les mois prochains, mais tout ça, ce sera à travers la globalité de cette course. Cette perspective rend les choses si différentes, sachant à quel point cette course a changé ma façon de naviguer et comment ça m’a changé, moi.

Sinon, la météo n’est pas géniale mais ça va. Je barre et le monde est un bon endroit où être. »

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