les petits commerçants « ni considérés ni entendus », selon Dati (LR)

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Les « petits commerçants » ne sont « ni considérés ni entendus malgré leurs efforts pour s’adapter », dénonce l’ancienne ministre Rachida Dati (LR), tandis que le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau plaide pour leur réouverture le 1er décembre.

« En Allemagne, les commerçants peuvent ouvrir en fonction de la superficie de leurs établissements. Ce sont des critères objectifs. En France, on débat sur des notions floues pour essayer de départager ce qui est essentiel de ce qui ne l’est pas », déplore dans le JDD Mme Dati, maire du VIIe arrondissement de Paris.

« Il faut des règles claires, arrêter de gouverner par la peur et cesser d’opposer les uns aux autres, comme les petits commerces aux grandes surfaces », insiste la cheffe de l’opposition parisienne.

« Je suis d’accord avec Raymond Soubie (ex-conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Elysée) quand il dit: +Les petits commerçants pourraient devenir des Gilets jaunes puissance 100+, car ils ne sont ni considérés ni entendus malgré leurs efforts pour s’adapter à la situation », considère Rachida Dati, qui avait posé des jalons en vue de la présidentielle fin septembre dans une interview à la presse anglo-saxonne.

Autre possible prétendant à la candidature, Bruno Retailleau considère dans Le Parisien que « le gouvernement devrait dire et assumer clairement qu’ils pourront rouvrir le 1er décembre » car « aucune étude épidémiologique sérieuse ne montre que l’ouverture des petits commerces est plus risquée que celle des grandes surfaces ».

« Il faut rouvrir sur la base d’un protocole renforcé, par exemple en fonction du nombre de mètres carrés, et il faut donner la main au préfet pour territorialiser les mesures », estime aussi l’élu de Vendée, soulignant que « beaucoup de commerçants et d’indépendants sont sur le point de craquer ».

Il suggère que les trois mois de dépôt de garantie servent aux commerçants à ne plus payer de loyer pendant trois mois, et qu’un « numéro d’urgence SOS Covid par département » soit créé pour « prendre en charge les situations d’urgence économique et sociale ».

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé jeudi le maintien du confinement au moins jusqu’au 1er décembre, tout en évoquant une possible réouverture des commerces non essentiels à cette date si la situation sanitaire s’améliore.

Enfin, face au risque d’une vague de pauvreté, M. Retailleau propose un contrat « urgence jeunes zéro charges » qui « permettrait aux jeunes d’être rémunérés en contrepartie de boulots de proximité et de solidarité ». Il souhaite aussi un « bouclier familial » qui « étendrait, au moins pendant un an, les allocations jusqu’à 23 ans », contre 20 ans aujourd’hui, ainsi qu’une hausse des déductions fiscales pour les dons aux associations luttant contre la précarité.

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