L’athlète Benjamin Compaoré condamné à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales

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L’athlète Benjamin Compaoré a été condamné vendredi à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Créteil pour violences conjugales.

Le champion de triple saut de 33 ans était poursuivi pour « violences habituelles ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours » commises à l’encontre de sa conjointe entre août 2019 et mars 2020.

Le tribunal a finalement requalifié les faits en « violences » – et non « violences habituelles » – et a accepté la demande de la défense de ne pas inscrire cette condamnation au bulletin numéro 2 de son casier judiciaire.

Lors de l’audience, le champion d’Europe 2014 du triple saut et médaillé aux championnats du monde en salle en 2016 a évoqué les « difficultés de communication » traversées par son couple en 2019.

« Ça nous a amenés à des scènes qui ont dégénéré », a-t-il souligné à la barre, évoquant des « violences commises des deux côtés », provoquées pour certaines par les « crises d’angoisse » de sa compagne avec qui il a eu deux enfants.

« Autant elle que moi, on a nos torts, on a mal agi, j’aurais moi aussi pu porter plainte pour violences mais je ne me dédouane de rien et j’assume mes responsabilités », a-t-il déclaré.

« Ces scènes de violence, on les regrette tous les deux », a abondé sa compagne, Barbara, qui ne s’est pas portée partie civile et qui fait de nouveau depuis peu vie commune avec son compagnon. « Ça m’est arrivé de porter le premier coup, notre défaut de communication y est pour beaucoup. J’avais porté plainte pour stopper le processus dans lequel on était enfermés tous les deux. »

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet qui avait jugé « rassurantes pour l’avenir » les positions de Benjamin Compaoré, qui a l’intention de mettre fin à sa carrière d’athlète après les Jeux olympiques de Tokyo en 2021.

« Il verbalise le fait que sa réponse était inadaptée, les choses ont l’air de s’être apaisées » entre eux, avait souligné la procureure. « Les vertus pédagogiques de cette procédure ont porté leurs fruits: vous avez en face de vous un homme qui a conscience de ce qu’il s’est passé et qui ne reproduira plus ces violences. »

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