Mélenchon veut une « refonte » de la police et le départ du préfet Lallement

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Jean-Luc Mélenchon a réclamé samedi une « refonte » de la police et une nouvelle fois le départ du préfet de police Didier Lallement, avant de participer à une manifestation à Paris contre une mesure restreignant la possibilité de filmer les forces de l’ordre.

Le débat, déjà vif, sur cette mesure contenue dans l’article 24 de la proposition de loi sur la « sécurité globale » a été attisé cette semaine par une succession d’interventions policières violentes, révélées par des vidéos, lors de l’évacuation d’un campement de migrants et d’une interpellation qui a viré au tabassage d’un producteur noir.

« Il est temps de procéder à une reprise en main générale de la police et, pour être encore plus clair, à une refonte de la police », a déclaré le chef de file des Insoumis à quelques journalistes, avant le départ du défilé parisien contre la proposition de loi sur la « Sécurité globale ».

« Beaucoup de monde s’est rendu compte que quelque chose a pourri à l’intérieur de la police du fait du sentiment qui a été donné à des éléments violents, stupidement recrutés dans la police, qu’ils seraient toujours couverts », a dénoncé le député des Bouches-du-Rhône.

Il a réclamé à nouveau la démission du préfet de police de Paris Didier Lallement, qu’il accuse d’avoir réprimé violemment des manifestations de « gilets jaunes ». « Il doit aller dans un organisme (…) pacifique et tranquille. Et où il n’a pas d’ordre violent à prendre », a dit M. Mélenchon.

Le député LFI Adrien Quatennens a estimé qu’il y avait « une forme de dérive autoritaire » et demandé que le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin aille « vers la désescalade » en annonçant le « limogeage du préfet Lallement et le retrait de cette proposition de loi », qui est « contestée jusque dans les rangs de la majorité ».

Pour sa collège Clémentine Autain, « quand on est ministre de l’Intérieur, on n’a pas à être le délégué syndical des policiers d’extrême droite », qui ont des « propos xénophobes, racistes, et des méthodes qui sont en rupture avec les règles républicaines ».

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