Plus de 80 personnes arrêtées dans toute la France lors de manifestations contre la loi sur la sécurité

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La police française a détenu 81 personnes à travers le pays au cours du week-end après que des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes contre la brutalité policière et une nouvelle loi sur la sécurité controversée, selon les rapports.

Les arrestations ont eu lieu après environ 133 000 personnes qui ont manifesté dans plusieurs villes, dont 46 000 rien qu’à Paris, selon l’Agence France-Presse (AFP), qui a cité le ministère de l’Intérieur. Les organisateurs ont déclaré plus tard que pas moins de 500 000 personnes dans tout le pays avaient rejoint les marches, avec jusqu’à 200 000 à Paris, a rapporté l’AFP.

Les manifestations sont survenues alors que la France se remet de deux incidents très médiatisés de brutalité policière la semaine dernière, tandis que le gouvernement du président français Emmanuel Macron continue de pousser un nouveau projet de loi controversé qui restreindrait la capacité de filmer la police. Lundi dernier, des policiers ont utilisé la force pour évacuer un camp de migrants, et jeudi une vidéo est apparue qui semblait montrer des policiers en train de battre un producteur de musique noir. Les attaques ont enflammé les tensions raciales, avec des allégations de brutalités policières répétées contre les communautés noires et minoritaires au premier plan des esprits de nombreuses personnes après la mort de l’Américain noir George Floyd dans la ville américaine de Minneapolis en mai a déclenché des manifestations mondiales.

Mardi dernier, la chambre basse du Parlement a donné son approbation initiale à un projet de loi sur la sécurité qui restreindrait la publication de photos ou de vidéos des visages de policiers, même si elle se heurte toujours à d’autres obstacles législatifs. Les militants français craignent qu’une nouvelle loi sur la sécurité ne les prive d’une arme puissante contre les abus – des vidéos sur téléphone portable de l’activité de la police – menaçant leurs efforts pour documenter d’éventuels cas de brutalité policière, en particulier dans les quartiers d’immigrants pauvres.

Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a reconnu que «l’intention (de nuire) est quelque chose de difficile à définir» et le gouvernement semble prêt à soutenir la refonte d’une partie de la loi proposée.

Les militants considèrent le projet de loi comme une étape de plus dans une série de mesures de sécurité adoptées par les législateurs français pour étendre les pouvoirs de la police au détriment des libertés civiles. Une déclaration signée par plus de 30 groupes de familles et d’amis de victimes d’abus de la police a déclaré que depuis 2005, «toutes les lois de sécurité adoptées ont constamment élargi le champ juridique permettant l’impunité de la police», a rapporté l’Associated Press (AP).

Les émeutes de 2005 ont révélé les problèmes de longue date de la France entre la police et les jeunes dans des projets de logements sociaux à forte population immigrée. Les critiques ont noté un durcissement des tactiques policières lors des manifestations ou lors de l’arrestation d’individus. Des centaines de plaintes ont été déposées contre des officiers lors du mouvement des gilets jaunes contre l’injustice sociale, qui a éclaté en 2018 et a vu des week-ends de violents affrontements.

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