A Authon, le souvenir de Valéry Giscard d’Estaing, « grand chasseur » et homme « discret »

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« Un homme d’une très grande gentillesse », « un très grand chasseur »: à Authon, petit village du Loir-et-Cher, où il est décédé mercredi soir, Valéry Giscard d’Estaing laisse le souvenir d’une personnalité « discrète ».

Dans ce petit village de 800 habitants, la matinée de jeudi était calme. Sous un ciel pluvieux d’automne, on croisait davantage de journalistes que d’habitants. Des employés municipaux commençaient à installer les décorations de Noël.

Un peu à l’écart du bourg, devant la grille surmontée d’une tête de cerf de l’immense domaine de la famille Giscard d’Estaing, des véhicules de gendarmerie protègent les accès.

Comme chaque jour, des voitures sont venues ravitailler la propriété. Sous le regard des gendarmes en faction, un artisan s’active à réparer la commande électronique du portail.

Le château se situe au milieu d’une propriété agricole de 650 hectares, terres de chasse, de bois et de champs de céréales. De la route, des chevreuils étaient visibles jeudi.

A la mairie, Marie-Josée Cintrat salue jeudi matin « un très grand homme ». « Je l’ai rencontré quelques fois, il est venu pour les votes en mairie », raconte-t-elle à l’AFP, évoquant « un homme d’une très grande gentillesse, qui aimait beaucoup les jeunes ».

Claude Guillon exploite les terres agricoles du domaine. Jeudi matin, il ne cachait pas sa tristesse. « On avait des liens très proches depuis 20 ans qu’on se côtoyait. C’était un grand-père pour nous. Que ce soit M. le président ou Mme Giscard d’Estaing, on avait souvent des contacts. Une fois par semaine ou une fois tous les 15 jours », a-t-il confié à un correspondant de l’AFP.

– « A l’affût » –

Il raconte. « Il s’intéressait en permanence. +Est-ce que les céréales se portent bien ?+, +La moisson, est-ce qu’elle se passe bien ?+. Quand la récolte était moyenne, il me disait +c’est comme ça+. Quand elle était très bonne, il me disait +bravo+. C’était son mot ».

Tous les habitants rencontrés jeudi matin s’accordent sur un point. « On le voyait très peu », dit la maire.

« C’était quelqu’un de pas désagréable, le peu de fois où je l’ai vu. Je l’ai surtout croisé quand il chassait (…) Je l’ai aussi croisé à l’église », se souvient Hugues, habitant d’Authon depuis plus de trente ans et rencontré à la sortie de la boulangerie, seul commerce du village.

L’ancien président laissera le souvenir d’un « grand chasseur ». « Il chassait sur sa très grande propriété dès que c’était la chasse, les gens étaient à l’affût », raconte Mme Cintrat.

« C’était un voisin. On le croisait quand on allait couper du bois ou quand on allait se promener. Il venait nous voir, c’était bien. Il était très gentil, très sympathique », confie Claude, un retraité.

L’ancien président, dont les obsèques seront célébrées dans la plus stricte intimité, devrait être inhumé auprès de sa fille Jacinte décédée en janvier 2018, sur un terrain privé proche du cimetière, où une statue d’un chien couché fait face à la stèle dressée sur la tombe de sa fille.

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