Le Yémen est au bord de la famine, s’alarme le PAM

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La malnutrition dans le Yémen en guerre a atteint des niveaux record, se rapprochant de la famine, s’est alarmé le Programme alimentaire mondial (PAM), jeudi alors que la pandémie de coronavirus et le manque de fonds menacent d’aggraver encore davantage la crise humanitaire.

Le nombre de personnes confrontées au deuxième niveau d’insécurité alimentaire le plus élevé au Yémen devrait passer de 3,6 millions de personnes à 5 millions au premier semestre 2021, a averti le PAM.

L’ONU avait déjà déploré en mars 2017, trois ans après le début du conflit, que la guerre avait généré dans ce pays très pauvre de la péninsule arabique la pire crise humanitaire actuellement au monde, marquée notamment par la famine et par les épidémies.

« Des conditions proches de la famine sont apparues pour la première fois en deux ans », relève jeudi le PAM dans un communiqué. « Le nombre de personnes connaissant ce degré d’insécurité alimentaire catastrophique pourrait tripler (…) et atteindre 47.000 personnes entre janvier et juin 2021 ».

Le directeur exécutif du PAM, David Beasley, a affirmé que « le Yémen était au bord de la famine », appelant à « ne pas tourner le dos aux millions de familles qui sont désespérément dans le besoin ».

Au Yémen, où les hôpitaux ont accueilli ces dernières années de nombreux enfants affaiblis et squelettiques, les familles hésitent à hospitaliser leurs petits car elles craignent aujourd’hui qu’ils attrapent le coronavirus.

En raison du conflit, plus de 24 millions de personnes –soit près de 80% de la population– dépendent d’une forme d’aide humanitaire et la situation s’est fortement détériorée en 2020.

Mais seulement 1,43 milliard de dollars (1,21 milliard d’euros) sur les 3,2 milliards nécessaires pour financer les programmes d’assistance au Yémen avaient été versés mi-octobre, selon l’ONU.

L’ONU a annoncé en septembre que l’aide essentielle avait été réduite dans 300 centres de santé et que plus d’un tiers de ses principaux programmes humanitaires avaient été réduits ou complètement interrompus.

Plusieurs donateurs, dont l’Arabie saoudite qui intervient militairement au Yémen pour appuyer le gouvernement contre les rebelles Houthis, n’ont pas tenu leurs promesses d’aide, avait souligné à l’époque un fonctionnaire de l’ONU au Conseil de sécurité.

« Il est impératif de maintenir les gens en vie en maintenant le flux de nourriture, mais ce cycle ne peut pas durer éternellement », a déclaré le directeur général de l’Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture, Qu Dongyu. « Le Yémen a besoin d’une cessation du conflit, principal moteur de l’insécurité alimentaire dans le pays. »

burs-gw/feb/hj

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