Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, soupçonné d’avoir téléguidé le syndicat « Avenir lycéen », n’a pas exclu lundi « d’arrêter dès l’année prochaine les subventions » attribuées aux associations de lycéens car c’est selon lui « un sujet de polémique ».
« Il y a un système qui existe depuis fort longtemps qui consiste à avoir des subventions pour les associations de lycéens, on peut d’ailleurs en discuter. Je n’exclus pas d’ailleurs d’arrêter ces subventions car je vois que c’est un sujet de polémique », a lancé M. Blanquer sur France Culture.
Cette suppression pourrait intervenir « dès l’année prochaine », a-t-il précisé.
Jean-Michel Blanquer a par ailleurs souligné qu’il ne s’était « pas occupé de ça (les subventions accordées aux syndicats) depuis (son) arrivée en 2017 et qu’il y avait « mis une frontière ».
Mediapart a révélé en novembre qu' »Avenir lycéen » avait reçu 65.000 euros de subventions en 2019 qu’il avait dilapidés en frais de bouche et hôtels de luxe. Le ministère a diligenté depuis une enquête administrative sur les subventions accordées au syndicat.
M. Blanquer a évoqué lundi « une dépense apparemment sur 5.000 euros pas correcte, ça doit être déterminé, on en aura le cœur net très bien bientôt », a-t-il espéré, rappelant que « ces faits là ne (le) concernent pas ».
Selon lui, « Avenir lycéen » a « deux sièges sur quatre au conseil supérieur de l’éducation et donc a touché 65.000 euros sur les 250.000 de subventions globales à peu près ». « L’année suivante les 30.000 euros ont été suspendus », a assuré le ministre.
Libération a de son côté affirmé que ce syndicat lycéen créé en 2018, qui s’est distingué par sa défense des réformes gouvernementales, avait « germé » au ministère avec l’idée de « servir la communication » de M. Blanquer.
Le ministre a estimé en retour qu’il s’agissait d' »une affaire à partir de rien ».
Début décembre, les députés LFI avaient annoncé saisir la justice concernant les liens du ministre de l’Education avec le syndicat « Avenir lycéen », liens sur lesquels le groupe de Jean-Luc Mélenchon réclame aussi une commission d’enquête parlementaire.
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