les Bleus en forme ascendante avant les Mondiaux

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Peu à son avantage depuis le début de saison, l’équipe de France de biathlon ressort petit à petit la tête de l’eau et va aborder les Mondiaux de Pokljuka (10-21 février) dans une forme ascendante, matérialisée par les six podiums (dont deux succès) en six courses de Coupe du monde décrochés de jeudi à dimanche à Anterselva.

. La Norvège deux crans au-dessus

L’après-Fourcade s’avère plus compliqué qu’espéré pour les Bleus qui subissent durement la loi des Norvégiens, victorieux de 11 des 15 épreuves individuelles disputées cet hiver chez les hommes. Le départ à la retraite du quintuple champion olympique a laissé un grand vide et pour l’instant, ce sont les Nordiques qui en profitent. Derrière le patron Johannes Boe (4 succès), ce sont trois compatriotes qui le suivent au classement général de la Coupe du monde avec la révélation Sturla Holm Laegreid (23 ans), le vétéran Tarjei Boe (32 ans) et Johannes Dale (23 ans).

Les Français s’accrochent pour récupérer les miettes (7 podiums dont une seule victoire pour Quentin Fillon-Maillet lors de la poursuite d’Hochfilzen, le 12 décembre). L’absence de la locomotive Fourcade, l’homme qui a écrasé la discipline durant la dernière décennie, et une préparation tronquée en raison de la crise sanitaire expliquent en grande partie cette incapacité à lutter à armes égales sur la durée avec les Norvégiens, obligeant les Bleus à se contenter de coups d’éclat sporadiques.

Collectivement, les Français restent toutefois une véritable machine de guerre. En s’offrant à Oberhof et à Anterselva les deux derniers relais avant les Mondiaux, ils ont marqué leur territoire et seront les favoris à leur propre succession à Pokljuka (Slovénie).

. Fillon-Maillet s’est remis en selle

Promu leader des Bleus, Quentin Fillon-Maillet a semblé avoir bien du mal à endosser le costume longtemps porté par Martin Fourcade. Pénalisé par des résultats en dents de scie, le Français, 3e du général en 2019 et 2020, a même rapidement hypothéqué ses chances dans la course au gros globe de cristal dès le 8 janvier, en prenant la 84e place du sprint d’Oberhof, tirant un trait sur son principal objectif de la saison. Mais la tendance semble s’être enfin inversée pour Fillon-Maillet, qui vient d’enchaîner deux podiums consécutifs (3e de l’individuel et 2e de la mass start à Anterselva) et monte en puissance en vue des Championnats du monde.

Plus qu’une question de mental et de pression liée à son nouveau statut, le Jurassien de 28 ans jure que ses contre-performances sont essentiellement dues à un volume d’entraînement un peu trop soutenu durant la préparation estivale.

« Il y a eu beaucoup trop d’investissement de ma part cet été, a-t-il expliqué. Peut-être un peu trop, mais je voulais connaître mes limites à l’entraînement pour savoir si ça pouvait me rendre meilleur. Cela me permettra de mieux me régler pour la saison prochaine et les Jeux olympiques. C’est frustrant car je n’arrive pas à avoir la forme de l’an passé, mais ça va de mieux en mieux. La forme remonte et ça me permet de m’exprimer pleinement. »

. Julia Simon, l’intermittente du spectacle

Les saisons se suivent et se ressemblent pour les Bleues, dans l’incapacité de rivaliser pour le gain du gros globe. Heureusement, il reste Julia Simon, toujours capable d’exploits, comme ses deux remontées fantastiques en mass start en l’espace de six jours, à Oberhof et à Anterselva. Mais ces deux victoires, les seules à mettre au bilan des Françaises cette saison, sont trop souvent entrecoupées de terribles défaillances et la biathlète des Saisies (24 ans) reste handicapée par une inconstance chronique. Un constat qui vaut pour l’ensemble de l’équipe de France dames.

« On manque de régularité au tir, regrette l’entraîneur des Bleues Frédéric Jean. C’est frustrant parce que physiquement, elles ont le niveau pour jouer régulièrement devant. Mais elles ont changé trois fois de coaches de tir en trois ans et il faut du temps pour assimiler les nouvelles méthodes de travail. »

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