En ces temps grincheux, ça surchauffe chez le voisin de l’Est du Maroc

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Suite à un appel lancé sur les réseaux sociaux le 29 janvier 2021, une imposante manifestation s’est déroulée, le 30 janvier 2021, à Laghouat, à près de 420 kilomètres d’Alger, afin de dénoncer les conditions sociales et économiques ainsi que les obstacles qui ruinent le développement de cette Wilaya du Sud Algérien.

Aussi, a t’il a été permis d’observer que, sur la grande place de la ville, de très nombreux manifestants, majoritairement des jeunes et des femmes, ont brandi des pancartes pour réclamer emploi, logement, et pour exiger l’amélioration des prestations de santé, d’éducation et aussi pour dénoncer la « hogra » et la marginalisation de leur région connue pour sa richesse en gaz.

Les manifestants ont repris entre autres slogans celui bien connu du Hirak citoyen « Klitou Lebled ya serrakine (vous avez pillé le pays, bande de voleurs) » et ont dénoncé le manque de réactivité des autorités locales et exigé leur départ.

Parmi les principaux motifs de cette contestation on citera :

1/ c’est le rassemblement du jeune de Laghouat qui a 30 ans et plus, titulaire de diplômes et qui se retrouve à tenir le mur dans la ville du gaz,

2/c’est le rassemblement du malade qui se retrouve laissé à son sort dans les hôpitaux;

3/ c’est le sit-in de ce vieux retraité malmené devant le bureau de poste pour retirer quelques sous;

4/ c’est le rassemblement du médecin qui travaille dans des structures dépourvues des moyens;

5/ c’est le rassemblement des habitants de Laghouat qui ploient sous le poids des bonbonnes de gaz en voyant Hassi R’mel d’où on expédie du gaz vers la France et l’Europe,

6/ et enfin,c’est le rassemblement d’un homme humilié par la bureaucratie de l’Administration.

Par ailleurs, bravant l’interdiction de tout rassemblement public en raison de la COVID-19, les manifestants ont réclamé aussi la libération des prisonniers du Hirak, le mouvement de protestation anti-régime qui a chassé, début 2019, le Président Abdelaziz Bouteflika du pouvoir.

On rappellera que de nombreuses marches et manifestations se sont déroulées dans plusieurs régions algériennes, notamment à Alger et en Kabylie, malgré l’interdiction de manifester pour dénoncer la poursuite des violations des Droits de l’Homme et réclamer la dignité et l’instauration d’un régime démocratique.

Au fait, selon la presse de son maître, les première doses de vaccin russe Spoutnik V contre la COVID-19 seraient arrivées, le 29 janvier 2021 en Algérie. Il n’est pas précisé, selon le communiqué officiel algérien, le nombre de doses livrées mais ce que l’on sait est que 500 000 doses de vaccin auraient été commandées à la Russie fin décembre 2020.

Ce qui représente fort peu pour un pays dont la population avoisine les 45 millions d’habitants et que, selon les dires officiels algériens, près de 8000 centres de santé répartis sur le territoire algérien ont été mobilisés.

Or, aucune préparation au bon déroulement de cette opération sanitaire d’envergure nationale, tant sur les plans logistique que technique, n’a été établie, notamment sur l’accessibilité du vaccin, dans un cadre social et solidaire, et sa disponibilité en quantités suffisantes, ainsi que sur la logistique médicale de transport, d’entreposage et d’administration du vaccin sur l’ensemble du territoire algérien et la mise en place d’un système efficace de pré-enregistrement des bénéficiaires. Donc que du vent !

Il n’y a point de doute, le peuple algérien ne sera pas vacciner avant belle lurette, le temps que les pompes algériennes le soit eux mêmes. Quant aux dirigeants ils ont été vaccinés depuis des lustres soit à l’étranger, soit sur place et au frais du peuple algérien. La honte dans toute sa beauté !

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