L’ONU à blâmer pour une «  impasse politique  » sur le Sahara occidental: Polisario

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Les rebelles pro-indépendance combattant le Maroc pour le Sahara occidental ont déclaré samedi que les Nations Unies étaient responsables de « l’impasse politique » sur le territoire contesté, à l’occasion du 45e anniversaire de leur déclaration unilatérale d’indépendance.

Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, contrôle environ un cinquième du vaste territoire aride du Sahara occidental et demande un référendum d’autodétermination organisé par l’ONU.

Le Maroc a offert son autonomie mais maintient que le territoire est une partie souveraine du royaume.

« Nous demandons aux Nations Unies de tenir d’urgence leurs promesses: celle de débarrasser le Sahara occidental de la colonisation, conformément à sa charte et à ses résolutions », a déclaré le chef du Polisario Brahim Ghali dans un discours prononcé dans un camp de réfugiés.

« Le Front Polisario a tenté pendant 29 ans d’éviter la guerre en faisant des concessions, mais il a fait face à une absence totale de coopération tant du côté marocain que de l’ONU », a ajouté le haut responsable du Polisario Khatri Addouh, cité par l’agence de presse officielle sahraouie Sahara Press Service (SPS).

L’ONU est responsable de « l’impasse politique » sur la question sahraouie en raison de son « laxisme » face au Maroc, a déclaré Addouh depuis un camp de réfugiés sahraouis près de la ville du désert algérien de Tindouf.

Le Polisario a mené une guerre d’indépendance avec le Maroc de 1975 à 1991 et ses dirigeants ont proclamé la République arabe sahraouie démocratique (RASD), qui reste internationalement méconnue, le 27 février 1976.

L’ONU a échoué à plusieurs reprises à trouver un règlement durable depuis qu’elle a négocié un cessez-le-feu sur la ligne de contrôle en 1991.

Les négociations menées par l’ONU entre le Maroc et le Polisario, avec l’Algérie et la Mauritanie en tant qu’observateurs, sont suspendues depuis mars 2019.

Samedi à Tindouf, les forces armées du Polisario ont défilé lors d’un défilé militaire auquel assistaient des dirigeants sahraouis pour marquer cet anniversaire.

Des soldats ont défilé derrière une femme drapée d’un drapeau sahraoui, portant des masques pour se protéger contre le coronavirus.

‘Poursuivre la lutte’

Les tensions ont fortement augmenté en novembre lorsque le Maroc a envoyé des troupes dans une zone tampon pour rouvrir la seule route menant du Maroc à la Mauritanie et au reste de l’Afrique de l’Ouest après que les séparatistes l’aient bloquée le mois précédent.

Le Polisario a répondu en déclarant nul et non avenu le cessez-le-feu soutenu par l’ONU en 1991, arguant que la route n’existait pas lorsque la trêve a été signée et qu’elle était donc illégale.

Les deux parties ont depuis échangé des tirs réguliers le long de la ligne de démarcation, bien que les affirmations soient difficiles à vérifier indépendamment dans la zone difficile d’accès.

« Le peuple sahraoui poursuivra sa lutte pour la justice et pour libérer le territoire sahraoui de la présence marocaine », a déclaré samedi Brahim Ghali, président de la RASD autoproclamée, depuis le camp de réfugiés d’Aousserd.

Rabat a obtenu la reconnaissance de sa revendication de souveraineté sur l’ensemble du territoire contesté de nombreux pays, qui ont ouvert des consulats au Sahara occidental.

Le Polisario considère l’ouverture des missions comme «une violation du droit international et une atteinte au statut juridique du Sahara occidental en tant que territoire non autonome».

En décembre, le Maroc a normalisé ses relations avec Israël dans une contrepartie diplomatique qui a vu Washington soutenir la domination marocaine sur le Sahara occidental, une décision qui a exaspéré le Polisario.

Malgré cette décision, l’ONU insiste sur le fait que sa position sur le territoire reste «inchangée».

Les Sahraouis espèrent que l’administration du président américain Joe Biden revisitera la décision, qui, selon eux, « viole toutes les décisions et résolutions de toutes les instances internationales ».

Le territoire de la taille de la Grande-Bretagne abrite environ 1 million de personnes.

Lors d’une rencontre jeudi avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune, Ghali, qui est également secrétaire général du Polisario, a dénoncé « le silence de la communauté internationale » sur la question du Sahara occidental.

Il a appelé les organisations internationales de défense des droits humains à se rendre dans l’ancienne colonie espagnole « pour protéger les citoyens sahraouis sans défense ».

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