Les salariés de Psychologies Magazine dénoncent un projet de suppression de postes

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Les salariés du mensuel Psychologies Magazine ont réclamé la suspension d’un plan de réorganisation qui pourrait entraîner plusieurs licenciements, dans un communiqué adressé mercredi à l’AFP.

Cette nouvelle réduction des effectifs, la deuxième en trois ans, a été annoncée aux représentants du personnel fin mars. Le plan présenté prévoit notamment la suppression du service maquette et iconographie, qui emploie sept personnes et dont l’activité serait externalisée, précisent les salariés.

« Certes, le contexte économique de la presse est particulièrement difficile actuellement, mais cela ne saurait justifier une réponse purement comptable », font valoir les salariés, qui craignent de voir leur magazine « amputé de ses forces vives », alors qu’il a aussi subi de « nombreux départs non remplacés (…) ces dernières années ».

Et ce, alors même que le magazine a augmenté ses parutions en multipliant les hors séries, et a lancé en mars un nouveau trimestriel dédié au bien-être au féminin, baptisé « Holi ».

« Comment demain pourrons-nous absorber la charge de travail avec un effectif si réduit ? », s’inquiètent les salariés, qui jugent ce projet « en totale contradiction avec les valeurs portées depuis des années par Psychologies dans ses pages » et se disent « sous le choc ».

Contactée par l’AFP, la direction du magazine a confirmé l’existence d' »un projet de réorganisation qui concerne sept postes menacés, dont trois pigistes », sans faire d’autres déclarations à ce stade, la période de consultation du CSE n’étant pas achevée.

Actuellement, le magazine compte 56 salariés permanents, a-t-on précisé de même source.

Fondé en 1970, le magazine a vu ses ventes exploser après sa reprise dans les années 1990 par Jean-Louis Servan-Schreiber, misant sur des thématiques devenues très populaires comme le développement personnel. Il a été racheté en 2014 par 4B Media, consortium belge dont fait partie l’éditeur de presse Rossel, au groupe Lagardère, qui en avait pris le contrôle en 2008.

Comme de nombreux magazines, le mensuel a vu ses ventes en France chuter ces dernières années. Alors qu’elles dépassaient les 300.000 exemplaires en moyenne, elles sont tombées à 176.000 l’an dernier, d’après les données de l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (ACPM).

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