La France dénonce la « prise de pouvoir » de la Russie en République centrafricaine

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on whatsapp
WhatsApp

La France a critiqué vendredi la Russie pour ce qu’elle a qualifié de « prise de pouvoir » en République centrafricaine.

Paris a également reconnu que la coopération du pays africain avec les « mercenaires » russes avait incité la France à réduire son soutien militaire.

L’armée française a suspendu au début du mois l’aide budgétaire et la coopération militaire avec la République centrafricaine, accusant son gouvernement d’être « complice » d’une campagne de désinformation anti-française soutenue par la Russie.

La République centrafricaine est devenue une zone clé dans la controverse sur le rôle en Afrique du groupe de mercenaires Wagner qui serait dirigé par le sombre homme d’affaires Yevgeny Prigozhin, un proche du président Vladimir Poutine.

« En République centrafricaine, il y a une forme de prise du pouvoir, et notamment du pouvoir militaire, par des mercenaires russes », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian sur BFM TV.

« Nous luttons contre cela et cela nous a conduit à prendre des mesures pour retirer un certain nombre de nos militaires. »

Il a déclaré que le personnel russe encerclait le président de la République centrafricaine Faustin Archange Touadera et exploitait les richesses du pays.

L’un des pays les plus pauvres du monde, la République centrafricaine est chroniquement instable depuis son indépendance de la France en 1960.

En 2013, la France a lancé une opération militaire de trois ans pour mettre fin aux violences sectaires après que le président de l’époque, François Bozizé, a été évincé par des groupes rebelles.

Les relations plus étroites de la République centrafricaine avec Moscou remontent à 2018, lorsque la Russie a envoyé des « instructeurs » pour aider à former ses forces armées assiégées et a fourni des armes légères, obtenant une exemption d’un embargo sur les armes de l’ONU.

En décembre dernier, dans le cadre d’un accord de coopération bilatérale, le Kremlin a envoyé plusieurs centaines de personnes pour renforcer Touadera, menacé par une offensive rebelle.

Les Russes assurent également la protection personnelle du président et son puissant conseiller à la sécurité nationale, Valery Zakharov, est russe.

Le 30 mai, dans une interview accordée au journal français Journal du Dimanche, le président français Emmanuel Macron a déclaré que « les propos anti-français ont conféré une légitimité aux mercenaires russes prédateurs au sommet de l’État. Touadera (…) est aujourd’hui l’otage du Wagner grouper. »

En juillet 2018, trois journalistes russes enquêtant sur les opérations de Wagner en République centrafricaine pour un média d’investigation – Orkhan Dzhemal, Alexander Rastorguyev et Kirill Radchenko – ont été tués dans une embuscade.

Mikhaïl Khodorkovski, l’ancien oligarque en exil et critique du Kremlin, finançait leur projet et une enquête qu’il soutenait reliait leur assassinat à Prigozhin.

Mais les enquêteurs russes ont rejeté ce rapport, insistant sur le fait que le trio est mort dans un vol.

Prigozhin, qui a été sanctionné à la fois par l’UE et les États-Unis, a rejeté les accusations de lien avec Wagner et a nié tout rôle dans les conflits en Afrique.

Dans la même catégorie

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers articles

Cinéma

Technologie

Les plus lus

No Content Available