5 morts et 20 blessés dans des tirs à Beyrouth lors d’une manifestation contre l’explosion d’une sonde

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Des affrontements armés ont éclaté jeudi à Beyrouth lors d’une manifestation contre le juge principal enquêtant sur l’explosion massive de l’année dernière dans le port de la ville.

La manifestation devant le palais de justice a été demandée par le puissant groupe Hezbollah et ses alliés, qui demandent la destitution du juge Tarek Bitar. Un journaliste de l’Associated Press (AP) a vu un homme ouvrir le feu avec un pistolet pendant la manifestation. Les gens ont couru pour se mettre à l’abri alors que des coups de feu et des sirènes d’ambulance pouvaient être entendus lors d’une émission en direct par la télévision libanaise al-Jadeed.

Le ministre libanais de l’Intérieur, Bassam Mawlawi, a déclaré lors d’une conférence de presse que cinq personnes avaient été tuées. Il a dit que certaines des victimes avaient reçu une balle dans la tête.

Un homme est mort d’une balle dans la tête et un autre d’une balle dans la poitrine, a déclaré Mariam Hassan de l’hôpital du Sahel. Une femme de 24 ans a été touchée à la tête par une balle perdue alors qu’elle se trouvait à l’intérieur de son domicile, a ajouté le médecin. L’Agence nationale de presse (NNA), gérée par l’État, a signalé un quatrième décès à l’hôpital Rasoul al-Azam, également dans la banlieue sud.

La Croix-Rouge libanaise a déclaré que 20 personnes avaient été blessées. La télévision libanaise a diffusé des images d’hommes portant des fusils et des armes lourdes, selon l’Agence France-Presse (AFP).

Des centaines de tonnes de nitrates d’ammonium qui avaient été mal stockées dans un entrepôt portuaire ont explosé le 4 août 2020, tuant au moins 215 personnes, en blessant des milliers et détruisant des parties des quartiers voisins. Ce fut l’une des plus grandes explosions non nucléaires de l’histoire et a encore dévasté le pays déjà secoué par des divisions politiques et une crise économique et financière sans précédent.

Bitar, le deuxième juge à diriger l’enquête compliquée, s’est heurté à une formidable opposition de la part du puissant groupe libanais Hezbollah et de ses alliés qui l’accusent d’avoir choisi des politiciens pour les interroger, pour la plupart des alliés du Hezbollah. Aucun des responsables du Hezbollah n’a jusqu’à présent été inculpé dans l’enquête vieille de 14 mois.

La zone de Tayouneh est située à la frontière entre les quartiers chrétiens et musulmans de Beyrouth et a été une ligne de front pendant la guerre civile de 1975-90. C’est sur le chemin de la banlieue à prédominance sud de Beyrouth au Palais de Justice, où la manifestation devait avoir lieu.

Plusieurs centaines d’hommes se sont rassemblés près du palais judiciaire tôt jeudi pour participer à la manifestation. Certains ont foulé une photo de Bitar. L’armée libanaise s’est massivement déployée dans la région.

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