des amendements transpartisans de députés

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Emmenés par François Ruffin (LFI), des députés de différents groupes politiques ont déposé des amendements aux textes budgétaires afin de revaloriser les « métiers du lien », en particulier les auxiliaires de vie auprès des personnes âgées.

« Ces femmes interviennent le matin, parfois le midi, puis le soir, cela fait des journées à rallonge pour des salaires partiels », a décrit M. Ruffin lors d’une conférence de presse mardi, aux côtés de Bruno Bonnell (LREM), Delphine Batho (Génération écologie), Cédric Villani (ex-LREM), Sébastien Jumel (PCF) et Dominique Potier (PS).

Ces parlementaires ont déposé une série d’amendements au projet de budget de la Sécu, au menu à partir du milieu de semaine, afin de mettre en place pour ces salariées « un fonctionnement à la tournée » du matin ou du soir.

Cela permettrait de compter comme du travail effectif leurs temps d’attente et de déplacement d’un domicile à l’autre. Il faudrait pour cela 50% d’auxiliaires supplémentaires, selon eux.

Ils préconisent aussi de la formation, du tutorat, des temps d’échanges hebdomadaires entre professionnels, et encore une demi-journée de deuil pour les auxiliaires en cas de décès d’une des personnes aidées.

Le projet de budget de la Sécu comprend un volet consacré aux personnes âgées en perte d’autonomie, avec 400 millions d’euros de mesures nouvelles en 2022.

Il s’agit d’instaurer au 1er janvier un « tarif plancher » national de 22 euros par heure de prestation pour les services d’aide à domicile, afin de sécuriser leur financement et mieux rémunérer les salariés.

M. Ruffin et une poignée de ces députés réclament un plancher à 25 euros par heure. « C’est le budget de la dernière chance » de ce quinquennat, a souligné l’élu de la Somme, réalisateur du récent documentaire « Debout les femmes! » consacré aux aides à domiciles, agents d’entretien ou encore accompagnantes d’enfants en situation de handicap.

Selon lui, « la présidentielle va être un temps pour poser ces questions-là », rendues plus aiguës par la crise du Covid. « Ces métiers donnent du sens », a abondé M. Bonnell, auteur d’un rapport sur le sujet l’année dernière avec M. Ruffin, et qui espère convaincre ses collègues « marcheurs ».

« Il y a une forme de sexisme systémique dans la dévalorisation de ces métiers liés aux soins, à l’éducation », considère pour sa part Mme Batho.

Concernant les accompagnantes d’élèves en situation de handicap (AESH), en grève mardi, M. Ruffin a déposé des amendements au projet de budget de l’Etat pour prévoir des recrutements, améliorer leur rémunération et leurs conditions de travail.

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