A Oradour-sur-Glane, Hidalgo met en garde contre les « vents mauvais » menaçant la démocratie

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on whatsapp
WhatsApp

La candidate socialiste à la présidentielle Anne Hidalgo a mis vendredi en garde contre les « vents mauvais » qui menacent, selon elle, la démocratie, lors d’un déplacement dans le village martyr d’Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne).

« Nos démocraties sont soumises à des vents mauvais, à une forme de négation de l’histoire et de ses heures les plus sombres, presque pour effacer notre responsabilité », a-t-elle déploré après une visite du mémorial d’Oradour, où 643 personnes furent massacrées le 10 juin 1944 par la division allemande SS Das Reich.

« Si nous ne sommes pas vigilants, si on laisse l’histoire faire son travail d’oubli, d’amnésie, alors tout est possible », a-t-elle alerté face à la presse, estimant que « soit par lâcheté, soit par manque de courage », « tout peut se reproduire ».

Pour la candidate socialiste, « il y a un danger de populisme, de fascisme » face à « notre histoire et cette mémoire » portées notamment par les élus qu’elle a exhortés à « affirmer haut et fort nos valeurs démocratiques ».

« Quand un candidat se permet de dire que le maréchal Pétain et le général de Gaulle c’est la même chose: oui, il y a un vrai risque », a-t-elle abondé plus tard lors d’une conférence de presse, visant directement le candidat putatif d’extrême droite Eric Zemmour.

La maire de Paris a appelé les Français à être « des sentinelles, des vigies et des combattants des valeurs républicaines », soulignant à plusieurs reprises « la gravité du moment que l’on vit ».

« Le devoir de mémoire et de réconciliation est très important », a confié à l’AFP Robert Hébras, 96 ans, dernier survivant du massacre d’Oradour-sur-Glane, aux côtés de Mme Hidalgo. « Vous êtes une leçon pour tous », lui a-t-elle répondu.

La venue de la candidate socialiste a réjoui élus locaux et membres des familles de victimes, pour qui il faut « montrer la place de la mémoire dans nos débats » politiques, au moment où plusieurs candidats pour 2022 ont remis le débat mémoriel au centre de la campagne.

Pour Benoît Sadry, secrétaire de l’Association nationale des familles de martyrs, la présence de Mme Hidalgo est « un moment d’apaisement qui montre un certain respect de la France et de son histoire ».

« Oradour, ça dépasse le contexte politique », a estimé auprès de l’AFP le maire de la commune de 2.500 habitants, Philippe Lacroix. « Notre village est attaché aux valeurs démocratiques, humanistes et de tolérance », a-t-il insisté.

La candidate socialiste s’est recueillie en fin d’après-midi devant le tombeau des victimes, visiblement émue, avant d’y déposer une gerbe aux côtés de M. Hébras, M. Lacroix et M. Sadry. Et de respecter une minute de silence dans ce haut lieu de mémoire.

Dans la même catégorie

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Derniers articles

Cinéma

Technologie

Les plus lus

No Content Available