d’abord la Géorgie puis les All Blacks

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Après sa victoire laborieuse contre l’Argentine (29-20) le week-end dernier, le XV de France défie la Géorgie dimanche (14h00) à Bordeaux, en essayant de ne pas trop penser encore au choc XXL face aux légendaires All Blacks le 20 novembre, au Stade de France.

Après l’entrée argentine et avant le dessert néo-zélandais, le plat de résistance géorgien: à écouter les Bleus, ils sont concentrés sur la Géorgie, pas sur le troisième et dernier match de l’automne dans une semaine.

« Ce n’est pas compliqué de l’occulter. Sur la préparation de la Géorgie, on n’en a pas parlé une seule fois. Tout le monde est focalisé sur la Géorgie: c’est notre adversaire de dimanche, pas la Nouvelle-Zélande. On y va étape par étape », a promis le troisième ligne de l’UBB Cameron Woki.

On n’est pas obligé de le croire.

L’ailier Gabin Villière a d’ailleurs avoué du bout des lèvres que, lui, il « avait ce match (contre les Blacks) dans un coin de la tête ».

« On y pense malgré tout. On a trois matches, on vient d’en jouer un gros contre l’Argentine. Contre la Géorgie, ce sera la même chose. Il faudra tout régler pour arriver prêt à ce dernier match, le rêve ultime », a confié Villière.

– Deuxième confrontation –

« Ce sera un premier match depuis quelques années entre la France et les All Blacks (depuis trois défaites lors de la tournée d’été 2018, NDLR) donc bien sûr que nous l’avons dans un coin de la tête. On sait que, si on veut arriver prêts, il faudra que l’on fasse le travail dès cette semaine et dès ce week-end contre la Géorgie », a ajouté le Toulonnais.

Avant le combat final face au boss du rugby mondial, les Bleus doivent donc disposer des Lelos.

C’est la deuxième fois de l’histoire que la France et la Géorgie s’affrontent. La première fois, c’était lors de la phase de poules du Mondial-2007 et les remplaçants français s’étaient largement et tranquillement imposés (64-7).

« On les connaissait, ils avaient beaucoup de +Français+ devant. On s’était focalisés sur la conquête et on savait que, en mettant du jeu, de la vitesse, ils manqueraient un peu de rythme. Ils avaient fait une bonne prestation contre l’Irlande (défaite 14-10, NDLR), on savait que ça ne serait pas évident », s’est souvenu pour l’AFP l’ancien international Sébastien Bruno, titulaire et auteur d’un essai lors de cette première.

– Lettre au Père Noël –

L’ex-talonneur de Béziers, de Sale et de Toulon sait de quoi il parle: ancien entraîneur de la mêlée du XV de France, il a aussi été en charge de celle de la Géorgie lors de la Coupe d’automne des nations.

« Maintenant, les valeurs commencent à se niveler. Ils sont moins dominateurs qu’avant devant même si ça reste costaud », a encore expliqué Bruno, vantant les valeurs du pack géorgien.

« C’est une équipe qui manque de compétition contre les grosses équipes donc la moindre faute leur coûte: ils ne tiennent plus le ballon, ils ne font que défendre, ils sont sous pression, font des fautes et commencent à prendre des points… », a-t-il ajouté.

Français et Géorgiens se connaissent d’ailleurs bien: de la Pro D2 au Top 14, une vingtaine d’internationaux « made in France » ont été convoqués pour la tournée automnale des Lelos.

A commencer par le troisième ligne de Pau Beka Gorgadze qui, à 9 ans, avait envoyé une lettre au Père Noël où il racontait son rêve d’évoluer dans l’Hexagone. Débarqué en France dix ans plus tard, le Géorgien attend un plus beau cadeau encore: une première victoire face à une nation de l’élite mondiale.

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