Près de 300 femmes de gauche appellent les partis à « écarter les auteurs de violences sexuelles »

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on whatsapp
WhatsApp

Près de 300 femmes politiques de gauche appellent les partis, lundi dans une tribune publiée dans Le Monde, à « écarter les auteurs de violences sexuelles et sexistes », estimant qu’ils soutiennent encore trop d’élus et de candidats mis en cause.

« Nous, femmes travaillant dans le milieu politique, élues, collaboratrices, fonctionnaires, responsables associatives, militantes qui côtoyons régulièrement les hommes politiques, mais avant tout citoyennes, appelons le monde politique à une réponse d’ampleur aux violences sexuelles et sexistes commises par nos représentants », écrivent ces 285 femmes.

Celles-ci représentent un large arc de gauche, de l’eurodéputée Manon Aubry (LFI) à la sénatrice Laurence Rossignol (PS) en passant par la numéro 2 d’EELV Sandra Regol, la finaliste de la primaire écologiste Sandrine Rousseau et l’adjointe à la maire de Paris Hélène Bidard (PCF).

« Au sein du Parlement, des mairies, des conseils départementaux et régionaux, des hommes mis en cause, parfois condamnés pour viol, pour agression sexuelle, pour atteinte sexuelle sur mineur, pour violences conjugales, sont élus, malgré les discours affichés sur la lutte contre les violences faites aux femmes, malgré nos alertes répétées », dénoncent-elles.

« Une fois de plus et à la veille d’élections cruciales pour notre pays, nous exhortons les appareils politiques à écouter les victimes et à faire œuvre de prévention », ajoutent les signataires.

Selon elles, « le monde politique doit assumer ses responsabilités, écarter les auteurs de violences sexuelles et sexistes de ses rangs et faire preuve d’exemplarité dans les désignations ».

« La parole des femmes s’est libérée, mais à quand une libération de l’écoute, une réelle prise en compte dans les partis politiques? », questionnent-elles, avant de conclure: « Nous exigeons que le monde politique prenne enfin en compte le mouvement #metoo ».

Ont été à l’initiative de la tribune Fiona Texeire, collaboratrice d’élus, intervenante à Sciences Po Rennes, Mathilde Viot, cofondatrice de l’association « Chair collaboratrice », Madeline Da Silva, maire adjointe des Lilas (Seine-Saint-Denis), Alice Coffin, conseillère de Paris et Hélène Goutany, journaliste.

Dans la même catégorie

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers articles

Cinéma

Technologie

Les plus lus

No Content Available