Brigitte Macron critique l’incarcération de Mimi Marchand

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Brigitte Macron a critiqué, dans une conversation privée interceptée par la justice avec « Mimi » Marchand, l’incarcération de celle-ci dans l’enquête sur les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy, a appris l’AFP vendredi de source proche du dossier, confirmant une information de Mediapart.

La reine de la presse people, Michèle Marchand de son vrai nom, a été placée en détention provisoire entre mi-juin et mi-juillet pour avoir violé son contrôle judiciaire.

Elle a été mise en examen début juin pour « subornation de témoin » dans l’enquête sur la rétractation temporaire par l’intermédiaire Ziad Takieddine d’accusations visant Nicolas Sarkozy, qui ont nourri l’enquête sur les soupçons de financement libyen de la campagne de ce dernier. Les juges suspectent que cette rétractation a eu des contreparties.

Le 29 juillet, huit jours après la sortie de détention de « Mimi », les enquêteurs de l’Oclciff interceptent sur un téléphone lui appartenant un appel de dix minutes avec un tiers.

Au bout du fil, Brigitte Macron interroge sur sa détention la patronne de l’agence de paparazzi Bestimage, dont elle est notoirement proche : « Comment t’as tenu ? (…). C’est abominable ».

Mimi Marchand répond qu’on l’a placée en détention pour la faire « craquer ». Sans succès d’après elle : « Je peux pas leur raconter des choses qui n’existent pas (…). Je suis un épi-phénomène dans cette histoire ».

« Il faut (…) que tu tiennes bon », répond Brigitte Macron.

Plus loin dans la conversation, elle critique l’incarcération de Mimi Marchand : « On peut pas mettre les gens en prison comme ça quoi. Enfin moi je comprends pas (…). C’est réservé pour les gens dangereux ».

Selon son entourage à l’AFP, Brigitte Macron voulait « réconforter quelqu’un qui vient de passer un mois en détention », dans une « conversation pas courante » vu ses protagonistes « mais assez banale ».

« Une conversation privée entre deux amies, sortie de son contexte », a abondé Me Caroline Toby, avocate de « Mimi » Marchand.

La Première dame raconte également avoir déjeuné récemment avec Carla Bruni. « On disait c’est dégueulasse », poursuit-elle, évoquant possiblement la détention de « Mimi » ou les affaires judiciaires visant Nicolas Sarkozy.

Plus loin, dans un échange sur un acharnement des juges qui viserait Nicolas Sarkozy, l’épouse du garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire déclare : « Ça a été terrible (…). Je sais même pas comment il tient ».

« Elle parle de la situation du couple Sarkozy » à ce moment, soutient l’entourage de Brigitte Macron.

Enfin, elle propose à Mimi Marchand l’appui de son chef de la sécurité en cas « d’emmerdes ». « Elle lui dit qu’elle peut passer par lui si elle a des messages à faire passer », commente l’entourage de la Première dame.

« Elle lui a dit +Passe par lui si tu as besoin+. Où est le mal ? » a interrogé l’avocate de « Mimi » Marchand.

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