Les élus américains s’orientent vers un vote sur le plan de réformes sociales de Biden

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Les élus américains semblaient jeudi en bonne voie de voter sur le gigantesque programme de réformes sociales et écologiques du président Joe Biden et de faire ainsi avancer son projet de transformer le pays, même si le chemin avant son adoption reste semé d’embûches.

Le président avait péniblement remporté une première manche avec le passage à la Chambre des représentants, au début du mois, de son plan sur les infrastructures de 1.200 milliards de dollars, le plus grand programme de travaux publics aux Etats-Unis depuis que Dwight Eisenhower a créé le réseau d’autoroutes inter-Etats en 1956.

Pour parachever la vision de Joe Biden, les démocrates de la chambre basse veulent maintenant adopter son plan social et environnemental de 1.750 milliards de dollars, et il est possible qu’ils passent au vote dès jeudi soir.

Mais ils font face à des résistances au moment où les prix, notamment de l’essence, sont en hausse.

La présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, a dit à des journalistes au Congrès espérer que les procédures nécessaires et un vote se tiennent « plus tard cet après-midi ».

Ce plan, le « Build Back Better » (Reconstruire en mieux), « est une vision spectaculaire pour l’avenir, avec des actions historiques et porteuses d’une vraie transformation pour le système de santé, les familles et le climat », avait plus tôt affirmé Mme Pelosi dans une lettre aux élus.

« Il va créer des millions d’emplois bien payés, réduire les coûts pour les familles et baisser leurs impôts, tout en faisant payer aux plus riches et aux grandes entreprises leur juste part », avait-elle ajouté.

Ce volet social et écologique prévoit notamment l’école maternelle pour tous et des investissements conséquents pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Les inquiétudes sur la hausse du coût de la vie viennent toutefois assombrir les efforts du président Biden pour convaincre les Américains de l’importance de ses plans.

Le mois dernier, les prix ont augmenté de 6,2% comparé à octobre 2020, apportant de l’eau au moulin de l’opposition républicaine qui ambitionne de reprendre les deux chambres du Congrès aux démocrates l’an prochain lors des élections de mi-mandat.

Seules 41% des personnes interrogées par un sondage ABC News-Washington Post ont dit approuver l’action de M. Biden. 53% ont dit la désapprouver.

– Coût du projet –

Les démocrates de la Chambre, qui ne peuvent pas se permettre de perdre plus de trois membres pour remporter tout vote suivant les lignes partisanes, affichent leur optimisme, assurant pouvoir surmonter les différends internes qui marquent depuis des mois le débat sur « Build Back Better ».

Quelques démocrates centristes voulaient une analyse complète de la part du bureau du budget du Congrès pour clarifier le coût exact du programme avant d’accepter de voter.

Ce bureau a indiqué dans un communiqué qu’il s’attendait à achever cette étude « cet après-midi », rendant un peu plus plausible encore la perspective d’un vote jeudi.

« Nous allons continuer de travailler sur cette importante législation jusqu’à la faire adopter », a lancé le chef de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer.

Même si la Chambre adopte le projet de loi cette semaine, le chemin reste long. Car le texte pourrait être retouché au Sénat, et il est possible qu’il ne soit même pas examiné par la chambre haute avant décembre, voire janvier.

Le Sénat étant très exactement divisé (50 élus pour chaque camp), tout démocrate ou affilié a dans les faits ce qui s’apparente à un droit de veto sur tout projet de loi, tant que les républicains serrent les rangs.

Les progressistes dans les deux chambres font pression pour un programme de congé parental payé au niveau national et une couverture maladie élargie, mais les derniers chiffres de l’inflation pourraient affecter leur campagne.

Le sénateur démocrate de Virginie-Occidentale Joe Manchin, principal obstacle à l’adoption du projet social et environnemental, a dit s’opposer au congé parental, l’un des éléments les plus populaires du programme.

Il est nécessaire, argue-t-il, de dépenser moins jusqu’à ce que l’inflation soit maîtrisée.

La Maison Blanche tente, elle, de présenter la vision du président comme une réponse de long terme à la hausse des prix.

« Notre loi +Build Back Better+ contribuera à stimuler la croissance économique sur le long terme grâce à une croissance plus forte de la productivité et de la main-d’œuvre – et n’ajoutera pas de pressions inflationnistes sur l’économie », a ainsi déclaré la vice-présidente Kamala Harris.

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