Renaud Muselier quitte LR

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Le président de la région Paca Renaud Muselier a annoncé mercredi sur LCI qu’il quittait Les Républicains, en regrettant une « dérive politique » vers l’extrême droite de certains tels que Eric Ciotti.

« C’est un moment important, mais je ne m’y retrouve pas » car « toute ma vie je me suis battu contre le Front national », a-t-il expliqué après une journée de passes d’armes avec plusieurs LR.

Aujourd’hui « la question est simple: quelle est notre porosité avec l’extrême droite? La réponse n’est pas claire du tout », a ajouté M. Muselier, qui a accusé Eric Ciotti de « véhiculer les idées de Zemmour à l’intérieur de LR ».

Renaud Muselier avait annoncé mardi son soutien à Xavier Bertrand dans la course à l’investiture LR, mais ce dernier a décliné en raison d’attaques « inacceptables » envers Eric Ciotti, que le président de la région Paca avait qualifié de « faux-nez de l’extrême droite ».

A une semaine du congrès LR où les adhérents choisiront leur candidat à la présidentielle, Michel Barnier et Valérie Pacresse avaient ensuite apporté leur soutien à Eric Ciotti.

« Ciotti a sommé Bertrand de réagir, Barnier de réagir, c’est pas la liberté d’expression », a assuré M. Muselier en regrettant que le mot d’ordre soit « touchez pas à Ciotti ».

Selon lui « une omerta se pose dans ma famille où des questions sont à ne pas poser. L’une d’elle est : si on n’est pas au deuxième tour, qu’est-ce qu’on fait? » mais « Macron contre l’extrême droite, je n’ai pas l’ombre d’un doute », a-t-il ajouté.

Le positionnement face à Emmanuel Macron avait déjà été au coeur d’un psychodrame lors des régionales en Paca, qui avait entraîné la démission de LR des maires de Nice Christian Estrosi et de Toulon Hubert Falco.

« C’est une dérive politique dans la mesure ou il y a plus de chef, de cap » et « les errements deviennent irréconciliables », a regretté M. Muselier, en se disant « très malheureux » de quitter sa famille politique de 25 ans qu’il estime « en très grand danger ».

Pour autant il n’a pas dit qu’il rejoindrait Emmanuel Macron ou le mouvement Horizons d’Edouard Philippe, assurant être « dans une logique de rupture, pas d’atterrissage ».

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