des tirs sur les forces de l’ordre et des journalistes, un policier blessé

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on whatsapp
WhatsApp

Malgré l’instauration d’un couvre-feu, des violences ont de nouveau perturbé la Martinique, dans la nuit de jeudi à vendredi, avec des tirs visant des journalistes et des policiers, dont l’un a été blessé.

Quatre journalistes français, dont un photographe de l’AFP, ont essuyé trois tirs de la part d’hommes circulant en moto dans une rue déserte de Fort-de-France, alors qu’ils étaient en train de filmer et de prendre des photos à bonne distance d’un barrage en feu.

Ces coups de feu sont « totalement inacceptables », s’est ému sur BFMTV le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, en prônant « évidemment (une) fermeté absolue face à ces situations ».

Des policiers ont également été pris pour cible vendredi sur un barrage à Fort-de-France et l’un deux a été blessé au bras par des plombs, selon une source policière. Un autre policier, membre d’une compagnie d’intervention, a reçu une balle qui s’est logée dans son gilet pare-balle, selon la même source.

Le Raid est en cours d’intervention sur ce barrage, selon la police.

La Guadeloupe et la Martinique, distantes de 120 km l’une de l’autre, connaissent un important mouvement de contestation, né du refus de l’obligation vaccinale pour les soignants et les pompiers, qui a dégénéré en crise sociale, révélant les attentes d’une population où beaucoup vivent sous le seuil de pauvreté et où le chômage des jeunes explose.

La Martinique est la région d’outre-mer française la moins touchée par le chômage. En 2020, le taux de chômage s’y établissait toutefois à 12,4%, soit 4,4 points de plus qu’en France métropolitaine, du fait d’un marché du travail étroit et d’un manque local de qualification.

Le niveau de vie médian de la population est inférieur de 17% au niveau national, le taux de pauvreté (29,8%) près de deux fois supérieur.

Ce mouvement social est accompagné de violences urbaines nocturnes qui ont poussé le préfet de Martinique à instaurer jeudi un couvre-feu de 19H00 à 5H00, tandis que le préfet de Guadeloupe prolongeait celui ayant déjà cours dans l’île.

– Sortir de l’impasse –

Les autorités ont entamé des discussions avec des syndicats et des élus pour tenter de sortir de l’impasse.

Le gouvernement a ainsi indiqué qu’il envisageait une « solution individuelle » pour les personnels soignants et pompiers de Guadeloupe devant être suspendus car rétifs à la vaccination obligatoire, selon le ministère des Outre-mer.

A l’issue d’une réunion en visioconférence avec le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, le président de l’association des maires de Guadeloupe Jocelyn Sapotille a avancé que la suspension de l’obligation vaccinale « refusée au départ » était « étudiée » par le gouvernement.

« Nous ne demandons pas d’abroger la loi, elle s’applique, mais nous demandons une parenthèse pour régler la situation de 1.200 à 1.300 Guadeloupéens qui vont se retrouver sans revenus », car suspendus, a-t-il ajouté.

Mais un porte-parole du cabinet du ministère des Outre-mer a affirmé à l’AFP que « l’obligation vaccinale des soignants et des pompiers ne sera pas levée ».

« Il est légitime qu’une solution individuelle puisse être proposée à chaque personnel devant être suspendu » a cependant ajouté le ministère, qui tiendra vendredi à 15h00 une réunion similaire avec le président du conseil régional, le président du conseil départemental et les parlementaires du territoire de Guadeloupe.

Les élus demandent aussi la venue de Sébastien Lecornu sur place « dans un délai assez court » et l’ouverture d’un débat sur une éventuelle évolution du statut de la Guadeloupe.

Selon le ministère, Sébastien Lecornu se rendra « prochainement sur place », mais un tel déplacement « ne doit pas s’organiser sous la pression et doit s’inscrire dans le cadre d’engagements précis et partagés ».

En Martinique également, les autorités locales et nationales ont ouvert la porte à un dialogue avec les syndicats et les élus.

Les leaders des 17 organisations syndicales, le préfet et le président du conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Martinique, Serge Letchimy, ont ainsi participé jeudi à une réunion de conciliation à la préfecture.

Mais « les discussions n’ont pas permis d’apporter des éléments probants permettant de rassurer quant aux intentions de l’état sur les revendications principales : obligation vaccinale et pass sanitaire », ont-ils indiqué dans un communiqué vendredi.

Dans la même catégorie

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers articles

Cinéma

Technologie

Les plus lus

No Content Available