premier grand débat pour le candidat Zemmour face à Bruno Le Maire

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Après son meeting électoral émaillé de violences, Éric Zemmour se plie à l’exercice de sa première grande émission politique depuis l’annonce de sa candidature jeudi soir sur France 2 (21H05), avec un duel face au ministre de l’Économie Bruno Le Maire.

Mardi, le candidat d’extrême droite à l’Elysée avait expliqué avoir annulé un déplacement en région lyonnaise en partie pour préparer ce rendez-vous médiatique. « J’ai une émission importante jeudi soir, il faut que je travaille. Moi, vous savez, je prépare les choses, je suis un laborieux », disait-il sur BFMTV.

Cette émission « Elysée 2022 » aura pour principale attraction le débat face à Bruno Le Maire.

« Plusieurs ministres étaient candidats » pour débattre avec Éric Zemmour, indique un cadre de la majorité. « Le Maire est un bon choix car il a une capacité de recul et de théorisation, mais qu’il saura aussi l’emmener sur des sujets plus concrets et techniques » sur le plan économique. « Jusqu’ici, Zemmour ne s’est pas emmerdé avec les détails », commente ce marcheur.

Durant son premier meeting, dimanche à Villepinte (Seine-Saint-Denis), Eric Zemmour a listé quelques propositions économiques comme la baisse des impôts de production, sa volonté de « contraindre la commande publique à privilégier les entreprises françaises » ou de réduire les cotisations pour « redonner du pouvoir d’achat » aux salariés modestes, avec « 100 euros de plus » par mois.

Mais son meeting a été parasité par des tensions et des scènes de violence. Des journalistes de l’émission Quotidien (TMC-TF1) ont été hués et mis brièvement à l’abri.

Le candidat a été empoigné par un individu avant de monter sur scène. L’homme suspecté vient d’être mis en examen

Au début de son discours, des militants de SOS racisme venus mener une action se voulant « non violente » ont été agressés par des partisans d’Éric Zemmour. Une journaliste de l’AFP a vu une cinquantaine de personnes identifiées par les forces de l’ordre comme appartenant aux Zouaves – un groupuscule d’ultra droite – qui ont pris la pose à la sortie du meeting, en scandant: « on est chez nous ».

Une enquête a été ouverte par le parquet de Bobigny.

Eric Zemmour a condamné mardi « toutes les violences », tout en qualifiant les militants de SOS Racisme de « provocateurs », de « chiens truffiers des subventions », et les médias de « complaisants ».

L’ancien éditorialiste devrait à nouveau être interrogé sur le sujet, tout comme sur son rapport aux médias.

La semaine dernière, il était apparu tendu lors de son premier entretien de candidat au JT de 20h de TF1, puis avait tenu des propos insultants à l’endroit du journaliste Gilles Bouleau après l’interview.

Fin septembre Eric Zemmour, qui n’avait alors pas encore annoncé sa candidature, avait débattu avec le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon sur BFM-TV devant 3,8 millions de téléspectateurs, un carton d’audience pour la chaîne qui réalisait là le deuxième meilleurs score de son histoire.

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