Selma Bacha, l’Europe en tête

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A 21 ans, Selma Bacha épouse une trajectoire ascendante avec l’Olympique lyonnais, qui poursuit jeudi (21h00) sa renaissance en Ligue des champions contre Benfica, et caresse l’espoir de s’imposer chez les Bleues avant l’Euro-2022.

« Moi tu me parles pas d’âge »: la célèbre saillie du prodige Kylian Mbappé avant le Mondial-2018 va comme un gant à la latérale lyonnaise, professionnelle à 16 ans et titulaire un an plus tard en finale de Coupe d’Europe, contre Wolfsburg en mai 2018.

Le talent n’attend pas, l’appétit non plus: « Quand Mbappé dit que ce n’est pas une question d’âge, c’est la vérité. A 21 ans, j’ai un très beau palmarès mais j’espère que ce n’est que le début et que je vais atteindre encore plein d’autres trophées », disait-elle il y a deux semaines à l’AFP.

La jeune femme a connu le très haut, très tôt, avec trois titres en C1 et autant en Championnat de France (2018, 2019 et 2020), mais aussi le ressac d’une saison dernière marquée par la perte de ces deux couronnes.

« Je ne veux plus revivre ça, vraiment », coupe Bacha, reconnaissant que son équipe évoluait « sur un fil », amoindrie par les blessures longue durée de Griedge Mbock et Ada Hegerberg. « C’est pour cela qu’on parle d’une saison de reconquête cette année ».

– Détection… chez les garçons –

Reines incontestées de l’Europe de 2016 à 2020, les Lyonnaises font face à une adversité plus relevée que dans le passé, avec le FC Barcelone, Chelsea ou le Paris SG en obstacles majeurs.

Et depuis le début de saison, elles ne respirent pas vraiment la sérénité quand le niveau s’élève: face au Bayern Munich, leurs dauphines, elles l’ont emporté sur le tard à l’aller (2-1), avant de céder (1-0) au retour.

« Quand on a perdu contre le Bayern, j’ai boudé jusqu’au lendemain, je ne voulais parler à personne, j’étais trop énervée », se souvient Bacha, désignée mercredi meilleure joueuse de novembre en D1, comme le mois précédent.

Son caractère de compétitrice colle à l’ADN de l’Olympique lyonnais, que la petite du FC Gerland a rejoint à 8 ans après avoir passé une détection… chez les garçons, par erreur.

« Ce n’est pas moi qui ait parlé avec eux, c’est mon coach et mon papa. Je jouais avec un bandeau (dans les cheveux), le N.5, ils me prenaient pour Puyol. Ils m’ont dit +Ah mais vous êtes une fille! Vous allez quand même faire la détection+ », en rigole-t-elle encore.

– Prolongée jusqu’en 2025 –

La joueuse a prolongé lundi son contrat jusqu’en 2025, trop heureuse d’évoluer sous les ordres d’une « super coach ».

L’intronisation en avril de Sonia Bompastor, qui l’a connue dans les équipes jeunes de l’OL, a en effet redonné un coup de fouet à sa carrière.

Avant son arrivée sur le banc, « je ne vais pas dire que j’ai perdu deux ans, mais ma progression s’est ralentie », avoue-t-elle. « Des fois on peut se +prendre la tête+ sur le terrain parce qu’on a toutes les deux un fort caractère, mais c’est une coach qui m’apprend énormément de choses au quotidien ».

En l’absence d’Amel Majri, gravement blessée, Bompastor a remonté Bacha d’un cran sur l’aile gauche de l’attaque, ce qui a permis à la latérale de gonfler ses statistiques et de taper dans l’oeil de Corinne Diacre.

La sélectionneuse a fini par l’appeler pour la première fois en novembre, certes après le forfait de Sakina Karchaoui, mais en la titularisant d’entrée contre le Kazakhstan (6-0) avant de la lancer en seconde période contre le pays de Galles (2-0), affiche qu’elle a ponctuée d’un but splendide en solo.

« Elle a encore cette insouciance, j’espère qu’elle va la garder longtemps parce que c’est ce qui nous manquait » dans cette rencontre, l’a félicitée Diacre après match. Il reste désormais deux stages à Bacha, en février et en avril, pour gagner sa place à l’Euro.

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