« Ce sera le chaos si nous ne gouvernons pas », tonne Jadot à Strasbourg

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« C’est le chaos qui nous attend si nous ne gouvernons pas », a tonné le candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot mercredi soir en meeting à Strasbourg, étrillant la politique européenne d’Emmanuel Macron comme quelques heures plus tôt au Parlement européen.

La séquence est importante pour la campagne de M. Jadot, donné entre 5 et 8% dans les sondages au sein d’une gauche divisée. Il a utilisé l’opportunité du discours du chef de l’Etat devant le Parlement européen à l’occasion de la présidence française de l’Union européenne pour se confronter directement à lui dans l’hémicycle.

Et a enchaîné mercredi soir: « la campagne démarre par un meeting sur l’Europe à Strasbourg », a souri l’eurodéputé devant quelques centaines de partisans dans la salle de l’Aubette à Strasbourg et plusieurs personnalités politiques vertes européennes.

Des drapeaux européens ont été distribués dans le public, témoignant de l’attachement des écologistes à l’UE.

Mais en fait de discours sur l’Europe, M. Jadot a voulu démontrer sa différence avec le président français: « Il y a celui qui portera le statu quo d’injustice, de renoncement climatique, d’affaissement démocratique. Le statu quo c’est le chaos, c’est Emmanuel Macron ».

Ainsi, « si nous ne gouvernons pas, c’est le chaos qui nous attend », a-t-il déclaré. « Cette élection est dramatique, il faut gagner la bataille du climat ».

Pour lui, « ce n’est pas simplement un impératif de survie, mais pour construire une autre société: créer des emplois de qualité, redonner du sens à l’économie, aménager durablement le territoire… Le temps de l’écologie est venu ».

« L’écologie, c’est évidemment protéger les petits oiseaux, les arbres, les abeilles. C’est aussi la justice sociale, la démocratie », a-t-il ajouté.

Yannick Jadot a aussi insisté sur les « valeurs », galvanisé par les bons échos reçus lorsqu’il avait défendu l’accueil des migrants au début de l’hiver.

En Europe, Emmanuel Macron a selon lui commis une « faute politique » en « étant prêt à toutes les alliances » avec la Hongrie et la Pologne, « ceux qui refusent la responsabilité climatique », pour maintenir le nucléaire, a dénoncé Yannick Jadot.

« Ces mêmes gouvernements veulent aujourd’hui construire des murs, des miradors, ce sera jamais ça notre Europe », a-t-il lancé, déclenchant des « Yannick président » dans l’assistance.

En première partie, les ministres de l’Environnement autrichien et belge et le ministre de l’Energie luxembourgeois ont pris la parole, ainsi que la maire EELV de Strasbourg Jeanne Barseghian et les co-présidents du groupe Verts/ALE au Parlement européen, Ska Keller et Phillippe Lamberts,

Selon ce dernier, Yannick Jadot « est le choix qui concilie radicalité et réalisme ».

Au même moment, La France insoumise revendiquait 2.500 personnes pour le meeting de son concurrent Jean-Luc Mélenchon, également à Strasbourg pour décliner sa vision de l’Europe.

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